‹ Histoire de la Commune de 1871 (volume 2)Chapitre 16 sur 107 · LE CLUB DE LA REINE BLANCHE CONVOQUE LES BATAILLONS · texte numérisé non relu

LE CLUB DE LA REINE BLANCHE CONVOQUE LES BATAILLONS

Le soir du 2, janvier, il y eut une séance importante au eluÏde a Reine' Blanche, à Montmartre Ce clu se tena. T 1 .11. ae bil de la Reine Blanche, boulevard de

Tedne La motion suivante lut portée à la connaissance de

l'auditoire :

Les Clubs et les Con.i.és de Vigilance se bo„, -is dVcord. Reude.-vous est donné POur den.a,n m.d. s^la PJ ce de ^ ^^ tcl-de-^•iUe. Les gardes nationaux -^^' ^"^^'''^^^l^ contre le X^e;^^r;;:en:==S:e-a..erle

^^îr';i.o,en dit ..ue le go-erne.ent n^Jera qu'un se:nMant de résbtance, car il est dans "°^;?'P"\^^"'/; „ ^espoasabilité qu'on lui force la ma.n pour se ''"Jj'-^^f ^^^t méronlente et ,ur la Commune. Quant a >=>,''°7S'=°''^'.;"Yu centre a déclaré divisée. Un bataillon de --'^.-^'^^iS pointa le peuple.

^r;::'^s^;;à: ;ï^:;f e^ent ^^^^^i^^^fi

aTec e« àl-Hôtel-de-Ville, revêtus de leur écharpe.

(G. de Molinnri, /.. CM. Rong.s. Garaier frères, éd. Pans, .87..)

Trois délégués avaient été désignés à la mairie de Montmartre, pour inviter le maire et ses adjoints a se rendre à l-Hotel-de-Ville, ceints de leurs écharpcs, avec a manifestation. Les délégués revinrent di.ant qu .Is n avaient pas

trouvé le citoyen Clemenceau, mais que l'un des adjoints s'était mis à leur disposition, à condition qu'il y ait entente entre les quatre clubs et le comité de Vig-ilance de l'arrondissement. On décida, en conséquence, de se rendre le lendemain, à dix heures, à la mairie, et de là, à midi, à l'Hôtel-de-Ville.

Cette divulgation, dans une réunion publique, d'une manifestation qui devait vraisemblablement dég'énérer en émeute, était imprudente et maladroite. Le gouvernement se trouvait averti, et pouvait prendre ses mesures de défense ; ce qu'il fit d'ailleurs. M. de Molinari, rédacteur aux Débais, dont le compte rendu parut le lendemain matin, en a fait l'observation, dans la préface du recueil de ses articles sur les séances des divers clubs, écrits au jour le jour :

Un des résuUats essentiels de cette divulgation quotidienne de mystères des Clubs rousses a été d'avertir le gouvernement des complots qui se tramaient contre lui. Le 2t janvier au soir, par exemple, les meneurs du parti révolutionnaire annonçaient au public du club de la Heine IBlanche, à Montmartre, qu'on irait le lendemain, à midi, installer la Commune à l'Hôtel-de-Ville. Le 22 janvier, les lecteurs de journaux étaient prévenus, en prenant leur café du matin ; l'Hôtel-de-VilIe était gardé, et les amis de Tordre se tenaient sur le qui-vive. La surprise éiait manquée, et les partisans de la Commune, surpris à leur tour, étaient obligés de se replier sur leurs faubourgs. Aussi l'un deux n'hésitaitil pas à attribuer aux clubs l'insuccès de la journée...

(G. de Molinari, les Clubs Rouges. Préface.)

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