FONDATION DE PIERRE PAPILLON
Le 31 janvier 1678, devant Guillaume Le Tellier, notaire gàrde-notes royal, établi par Sa Majesté pour la sergenterie de Cailly, Pierre Papillon, de la paroisse de Montérollier, fait au trésor dudit lieu la donation suivante:
1° Il demande, dans son testament, que son corps soit inhumé en l'église ou au cimetière de Montérollier;
2° Que, à son intention, pour la rémission de ses fautes, il soit dit et célébré deux hautes messes à note avec un nocturne qui se dit pour les trépassés suivant le jour, savoir : Une de la sainte vierge Marie et l'autre de Requiem, avec le De profundis à la fin d'icelle.
3° Il donne à ladite église de Montérollier la somme de trente sols de rente foncière, perpétuelle et irracquittable, à prendre sur le plus clair
(1) Archives de la Fabrique de Montérollier.
et mieux apparaissant de ses biens meubles, présents et à venir.
Il sera payé aux deux prêtres qui diront ledit obit chacun douze sols, et les autres six sols restants seront au profit de la fabrique.
Le 25 juin 1680, il a été arrêté que ledit Papillon augmente la présente donation de dix sols, parce qu'il sera dit une haute messe le lendemain de la Saint-Pierre, patron du fondateur, et l'autre de Requiem , qui sera dite basse dans l'octave de ladite fête, qui est le troisième juillet, et sera payé par les trésoriers au célébrant quinze sols; à celui qui aidera à chanter cinq sols, et pour la basse messe dix sols; le trésor fournira ce qu'il conviendra pour la célébration des messes.
Le 20 juillet 1683, nous trouvons un codicile du même Pierre Papillon qui confirme le testament précédent, en même temps qu'il se reconnaît redevable à Adrien Papillon, son fils, de la somme de trente livres « qu'il m'auroit prestées en mon besoin , des deniers mesmes de ses services; j'entends que la somme lui soit rendue par Pierre Papillon, mon aisné et mon Héritier; plus, dois la somme de cent sols pour le louage d'une vache à un homme du hameau de Bréquigny, dont le nom ne me revient point à la mémoire; mais s'il se présente pour demander ladite somme à mes héritiers , j'entends qu'ils paient lesdites sommespourladéchargedema conscience; comme aussi la somme de vingt sols à Pierre Vasseur, collecteur, et aussi environ soixante sols à Fran-
Ï)E MONTÉROLLIER. 321
çois Forestier, collecteur des années précédentes. >
Cette rente de quarante sols fait partie d'une révalidation faite le 31 décembre 1770 par Georges Hélouis au trésor de Montérollier, laquelle s'élève à sept livres de rente en trois parties , savoir :
1° Vingt sols aumônes audit trésor par Antoine Hélouis, par son testament sous seing du 13 mars 1667, reconnu devant les notaires de Cailly, le 10 novembre 1681 ;
2° Quarante sols aumônes audit trésor par Pierre Papillon ;
3° Quatre livres de rente hypothèques constituées par Laurent Hélouis au profit de Charles Retel , devant Le Boucher, notaire à Saint-Saens, le 15 septembre 1674, vendue et transportée par ledit Retel à Louis Philippe, devant Droussy, notaire à la Ferté, le 14 juillet 1698, et depuis vendue et transportée par Louis Philippe, fils du précédent, audit trésor de Montérollier, devant Labbé , notaire à Cailly, le 7 mai 1730, révalidée par Marie Papillon, veuve de Pierre Hélouis et tutrice de leurs enfants, le 7 mai 1730.
Lesquelles trois parties de rente ledit Georges Hélouis a promis faire payer, continuer annuellement aux jours de leurs échéances, aux mains du trésorier de chaque année.
2° FONDATION D*Al)RÏENNE CARON.
Le 10 juin 1608, Adrienne Caron, de la pa-
roisse de Montérollier, aumône au trésor une livre dix sols de rente, payables chaque année à la Saint-Michel , à charge de faire dire et célébrer, par chacun an, en l'église de ladite paroisse, une basse messe pendant sa vie jusqu'à son décès, et après sa mort une messe de Ae~ quiem. Le prestre qui dira cette messe recevra quinze sols pour ses honoraires.
Cet acte de donation fut passé devant Robert Letellier et Jacques Garnier, tabellions royaux jurés et commis au siège et sergenterie de Cailly, Blainville et Auzouville-sur-Hy. 11 fat renouvelé le 1 er juin 1770, par Michel Hazard, laboureur, demeurant à Bermonvillfe-en-Caux, par devant Jacques-Philippe Crespin, notaire royal garde-notes au bailliage de Rouen, notariat de Cailly et dépendances*