FONDATION DE JEAN BOURDON
Le 28 mars 1652, Jean Bourdon, demeurant à Montérollier, fait son testament ainsi qu'il suit:
€ Au nom de Dieu très-sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, moy Jehan Bourdon, de la paroisse de Montéraullier, en mon lict malade de corps, sain d'esprit, considérant que rien n'est plus certain que la mort, ny rien de plus incertain que l'heure d'icelle, et ne désirant partir de ce monde sans avoir disposé dsi peu dbiens qu'il a pieu à Dieu me donner, fais et ordonne mon testament et dernière volonté ainsy qu'il s'en suit :
€ Premièrement, je recomande mon arne à Dieu le Père tout-puissant, à Jésus-Christ nostre sauveur et médiateur, à la glorieusse vierge Marie, à M. saine t Michel, et prâlement (principalement) àsainct Jehan, duquel je porte le mom (nom), à tous les glorieux apostres, martyrs, confesseurs, vierges, et généralement à tous les saincts et sainctes du paradis, que je supplie vouloir estre intercesseurs à mon Dieu pour la rémission de mes péchés , et je veux que mon corps, après mon déceds, soict inhumé à réglisse de Nostre-Dame du Montéraullier, en payant les dreicts ordinaires deubs à ladicte églisse; je
donne aussy à ladicte églisse de Nostre-Dame du Montéraullier la somme de soixante sous de rente fonsière que j'ay à prendre tous les ans sur l'héritage de François Larcher, sisse en ladicte paroisse de Montéraullier, et ay mis es mains dudict sieur curé de Montéraullier le contract de ladicte rente fonsière, à la charge et condition qu'il sera dict et célébré, à ladicte églisse, tous les ans à perpétuité, au jour de mon déceds, une messe chantée avec la prosse des défuncts et un Lib&ra à la fin de la messe, et sera payé audict prestre qui célébrera ladicte messe quinze sols, et cinq sous au prestre qui chantera la messe des défuncts; de plus, donne un chapon que j'ay à prendre sur la maison des héritiers de Guillaume Drouet, escheu au terme de Noël ; et ay mis ce contract es mains dudict sieur curé; outre, je veux et entends que depuis le jour de mon déceds, il soict dict une messe tous les sepmaines durant trois ans de temps, et, pour ce, veux et entends que ledict prestre reçoive tous les ans la somme de vingt et une livres huict sous de rente, que j'ay à prendre sur les héritages de défunct Pierre Bourdon, sisses à la paroisse du Neufboc, et ay mis le contract es mains dudict sieur curé, pour se faire payer de ladicte somme de vingt et une livres huict sous de rente tous les ans, à la charge que ledict sieur curé , les trois ans expirés, remettra es mains des héritiers dudict Jean Bourdon le contract de ladicte rente, et le prestre qui célébrera ladicte messe recevra tous les ans
DE MONTÉROLLÏER. 325
dix-huict livres; le reste montant la somme de soixante-huict sous demeureront au trhésor de l'églisse pour les frais tant du cierge que des ornements; et, pour accomplir de poinct en poinct le contenu dudict testament et ma dernière volonté, choissis et nomme la personne de Pierre Blaisse,que je prie d'exécuter de poinct en poinct sans y rien diminuer, auquel je donne plainne puissance et authorité. Faict et passé en la paroisse du Montéraullier, le seizième jour de mars mil six cens cinquante-deux, présence de Jacques
Godescar (déchiré)
Paulmier
et de Pierre Guerard, âgé de quarante-six ans, demeurant à Bordeaux, hameau de Bosc-Roger, tesmoings qui ont signé le jour que dessus.
c Signé : J. Bourdon, Paulmier, Guerard et Godescar.
c Outre le contenu dudict testament, tant des soixante sous de rente que du chapon que j'ay aumosnés et donnés à l'églisse du Montéraullier, donne la somme de trente livres pour une fois payez à Margueritte Blaisse, ma filleure, pour les bons services qu'elle m'a rendus pendant mon vivant, à prendre ladicte somme sur la rente que me doict Jean de Caux , pour et au nom de Nicolas Caclart; outre plus v luy donne, après mon deceds, mon lict pour récompense du sien qui a esté perdeu à la paroisse du Boisguilbert, et veux que tout ce contenu sert et soict exécuté de poinct en poinct , ce que j'ay signé ce vingt-huictiesme
jour de mars mil six cens cinquante-deux, présence de Jacques Godescar, curé du Montérauilier, et Nicolas Piquot , qui ont signé.
c Signé ; J. Bourdon, Godescar et Piquot avec son merc. >
Le 45 décembre 1767, par-devant Jacques- Philippe Crespin, notaire à Cailly, Antoine Engrand, manouvrier, demeurant à Montérollier, se reconnaît redevable de la rente de 3 livres cidessus, envers la fabrique de Montérollier, comme représentant François Larcher et Bourdon, en laquelle ils se sont obligés, suivant le contrat passé devant Thomas Baudouin, tabellion à la Ferté, le 6 mai 1510, et seing passé à Rouen, Fan de grâce 1597, le 27 novembre, et autres pièces estant au coffre dudit trésor.
Enfin, c le 24 décembre 1770, par-devant François Lefebvre , notaire royal à Buchy, la Ferté-en- Bray et dépendances, et Pierre Ratel, auxdits lieux, le sieur Antoine Huré, journalier, demeurant en la paroisse de Mathonville, fils aîné et principal héritier de défunt Antoine Huré, subrogé aux droits de Guillaume Drouet, fils de Jean et de Thomasse Deprele, lequel de son bon gré et volonté, en obéissant à la sommation que lui en a fait faire François Bailleux, maréchal, demeurant en la paroisse de Montérollier, trésorier en charge du trésor de l'église et paroisse dudit lieu, année 1767, par exploitée maître François Ribart, sergent de la Querelle, au siège de la Ferté-en-Bray, le 29, avec assignation à lui
DE MQNTÉROLLIER. p7
commise k comparaître devant monsieur le lieutenant général dudit la Ferté* pour reconnaître la rente ci-après, a, ledit Huré, audit nom, de son bon gré et volonté, reconnu et confessé par ces présentes être débiteur et redevable envers le trésor et à son profit stipulé et comparant par ledit Bailteux, à ce présent et acceptant, pour, et au nom dudit trésor, savoir est la faîsance, paye* ment et continuation d'un chapon de rente fon* cière, perpétuelle, et en laquelle rente > Jean BourdoA, bonnetier et chapelier, demeurant à Rouen, en la paroisse de Notre-Dame de la Ronde, s'est obligé envers ledit trésor, par contrat passé devant Ferment, notaire en la vicomte de Rouen, et son adjoint, le vingt-septième jour de novembre 1597, payable à Noël de chaque année; laquelle rente, ledit comparant s'est soumis et obligé la faire payer et continuer audit trésor et a consenti que le présent acte vaille et serve de titre nouvel, gage et révalidation de ladite rente, et que ledit contrat dessus daté demeure en force et vertu sans novation d'hypothèque, sera le présent payé par ledit Huré, qui en délivrera expédition audit trésor toutes fois et quantes; les parties réservées à compter des arrérages, car ainsi a été convenu , promettant et obligeant, etc. Fait et passé à Buchy, à la Vache-Noire, le 24 décembre 4770, et ont, les parties, avec nous dits notaires , signé la minute des présentes % lecture faite. Laquelle minute est demeurée déposée au notariat royal de la Ferté , après avoir été con-
frôlée au bureau dudit lieu par nous dit Lefebvre, contrôleur, le 26 des mêmes mois et an; reçu six sols six r deniers. *