‹ Histoire de la commune de MontérollierChapitre 23 sur 64 · FONDATION DE MARGUERITE FARIN · texte numérisé non relu

FONDATION DE MARGUERITE FARIN

Le 13 mai 1686, honnête fille Marguerite Fa* rin, fille de feu Jean Farin, et icelte héritière de feu Jean Farin, son neveu, qui était fils et héritier de Robert Farin, son frère, demeurant en la paroisse de Montérollier, au hameau de Bosc- Évrard, par contrat passé devant Robert Le Tellier et Nicolas Varnier, notaires royaux à Cailly, a baillé à titre de rente et fieffé perpétuelle et irracquittable, « affin d'héritage pour elle , ses hoirs et ayant cause, » à Antoine Huré, maître maçon, demeurant en la paroisse de Montérollier, audit hameau, savoir: « sous et un chacun les héritages à elle appartenant provenant d'icelle succession dudit deffunt Farin , son nepveu , tant mobiliaire qu'héréditaire, là où ils soient situés, et affin sans en rien réserver ni retenir, et sans iceux les bornes ni spécifier tant en masure ainsy que de maison et autres bastiments y tenant, dosages et terres en labour assises en ladite paroisse, hameau du Bosc-Eurard, sans iceux les bornes et spécifier, à tenir par ledit preneur, de la seigneurie dudit lieu, par les rentes et redevances seigneuriales si aucunes sont dues , affirmant ladite bailleure ne se pouvoir dire au cessoir ce bail est pris à rente et fieffé perpétuelle et irracquitable, moyennant la somme de dix livres tour-

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nois, payables par chacun an, scavoîr soixante sols au trésor et église de Montérollier, en quoy ladite fieffeuse a fait don et delay audit trésor et église de Notre-Dame dudit Montérollier, laquelle somme sera payée par ledit preneur et par chaeun an audit trésor, en un seul terme, le premier terme de payement commençant du jour du décès arrivant de ladite fieffeuse, et ainsy continuer d'an en an à tousiours , à la charge par ledit trésor et église de faire dire et célébrer par chacun an, à l'intention de ladite donatrice et de ses amis vivants et trespassez, deux basses messes le jour de son décès, et à la fin de chacune messe sera dit un Deprofundis, et le dimanche auparavant de célébrer lesdites messes sera recommandé au prône de la messe paroissiale, et sera donné pour chacune messe par ledit trésor et église au sieur curé ou vicaire douze sols, et deux sols pour la recommandation d'icelle, et le restant payable par ledit preneur à ladite fieffeuse en un seul terme, le premier terme de payement commençant de cejourd'huy en un an, et ainsy continuer d'an en an à tousiours, y compris ladite somme de soixante sols , à quoy ladite bailleuze s'est réservée sa vie durant payable comme dessus. »

Marguerite Farin est morte le 11 avril 1691, La rente de soixante sols a été révalidée le 19 janvier 1770, par Jean-Baptiste Huré, journalier, demeurant à Mauquenchy, par acte passé devant François Lefebvre, notaire royalàBuchy, la Ferté-en-Bray et dépendances, et Pierre Ratel, notaire auxdits lieux.

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