FONDATIONS D'HÉLÈNE DELAUNAY ET MICHEL EURE
Par acte passé devant Louis* Antoine Levacher, notaire garde-notes du roi en la vicomte de Rouen , sergenterie de Cailly, branche de Roncherolles-en-Bray, et Cave , ayant serment en justice, pris pour adjoint, en date du 44 novembre 4717, honnête fille Hélène De Launay, demeurant en la paroisse de Monté rollier, a donné au trésor et fabrique de l'église de ladite paroisse, stipulé par discrète personne Me Etienne De Launay, prêtre-curé de la même paroisse, et Jacques Papillon, trésorier en charge dudit trésor, d'une partie de rente de la valeur de sept livres deux sols dix deniers, par elle, dite De Launay, acquise de Laurens Forestier, laboureur, demeurant au Neufbosc.
« Cette donation est ainsy faite au moyen et par ce que ledit trésor sera tenu de faire dire et célébrer chacun an à l'intention de ladite donatrice et de ses amis vivants et trépassez deui messes basses qui seront, pendant son vivant, l'une la veille de la Conception de la sainte Vierge qui sera aussy de la sainte Vierge, et l'autre du Saint-Esprit, le quatriesme jour de juin, qui est le jour de son baptesme; et après son déceds, ladite messe qui se dira fa veille de la Conception sera de Requiem, le jour de son déceds, pourveu qu'il ne soit empesché ; et l'autre messe sera dite et célébrée ledit jour quatre de juin ; lesquelles messes seront annoncées par ledit sieur curé ou
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sieur vicaire au prône de la messe paroissiale, le dimanche précédent la célébration d'icelle avec les prières et oraisons accoutumez , comme aussy sera tenu ledit trésor d'entretenir les deux cierges que ladite donatrice a cy-devant donnez audit trésor avec les deux chandeliers de cuivre quy sont déjà posez sur l'autel de Nostre^Dame de Liesse, à costé de son image, et les faire allumer et brûler pendant tout le service des festes solennelles de Tannée; et ne pourra ledit trésor faire transporter lesdits deux chandeliers ailleurs qu'à l'endroit cy-dessus exprimé ; pour la célébration et annonciation desquelles messes sera payé par ledit trésor au prestre quy les célébrera la somme de douze sols pour chacune messe et un sol pour l'annonciation ; le surplus demeurant «1 proffil dudit trésor pour fournir pain, vin, luminaire et ornements à ce nécessaires. »
Le 7 mai 1719, par contrat passé devant Charles Varengue, notaire à Saint-Saens, et Louis Le Boucher, notaire à Bellencombre, Michel Huré, demeurant à Montérollier, a fondé une rente de vingt sols foncière, perpétuelle et irracquittable, payable au sept mai de chaque année, pour qu'il soit dit et célébré annuellement à son intention une basse messe, dont la célébration commencera au trentième de septembre prochain en un an, et ensuite continuera d'an en anjusques au décès dudit Huré, après lequel sera ladite messe célébrée annuellement et à perpétuité pour le repos de son âme et de celles de ses parents en ladite
église de Montérollier, à pareil jour du décès dudit Huré.
Le 28 octobre 1719, le même Michel Huré s'est constitué et obligé envers Jean Huré , suivant et pour les causes portées en l'acte passé entre eux devant Levacher, potaire en la vicomte de Rouen, sergenterie de Cailly, branche de Roncherolles, et Cave, son adjoint , et a été transportée par ledit Jean Huré au trésor et fabrique de Montérollier, suivant contrat passé devant Varengue et Le Boucher, notaires, le 12 mars 1720, quarante sols de rente de même nature que la précédente, payable à la Saint-Michel de chaque année.
Ces deux rentes, formant un total de trois livres, étaient dues à la fabrique en 1773 (13 avril) par le mineur Pierre-Toussaint Huré, représenté par sa mère Marie Le Hué, veuve de Pierre-Toussaint Huré, suivant acte passé devant \ Jean-Michel-Jérôme Lagniel, notaire à Cailly.