‹ Histoire de la commune de MontérollierChapitre 27 sur 64 · FONDATION DE PIERRE CHALON · texte numérisé non relu

FONDATION DE PIERRE CHALON

Le 43 juin 4660, devant Guillaume Letellier , tabellion à Cailly , et François de Rocquemont , son adjoint , honnête personne Pierre Chalon, laboureur, de la paroisse de Montérollier, se reconnaît redevable envers la fabrique de la même paroisse d'une rente de une livre dix sols, à l'occasion de l'acquisition d'une demi-acre de terre labourable à lui vendue par Louis Couillard, débiteur envers le trésor d'une rente de soixante sols; laquelle partie de rente est payable chaque année, le 25 avril. Cette rente de soixante sols est faite à condition que le sieur Chalon et ses héritiers jouiront à perpétuité et à jamais du premier siège étant dans la nef de ladite église, vis-à-vis de l'autel de monsieur saint Sébastien ; et, en outre, parce qu'il sera dit annuellement et à perpétuité une messe haute pour l'âme dudit défunt Chalon et ses amis, tant vivants que trépassés, à commencer la célébration d'icelle messe le vingt-cinquième jour d'aoust prochain venant et ainsi continuer d'an en an au même jour à toujours et à jamais, et sera chantée ladite messe à noie, et sera donné aux prêtres qui la célébreront quinze sols, et à celui qui chantera à note cinq sols; et le reste de ladite somme de soixante sols demeureront au profit dudit trésor. Ledit

Chalon pourra faire graver une pierre et la faire mettre et apposer en la muraille vis-à-vis du banc et siège de ladite place délaissée audit Chalon, où il sera fait mention des choses dessus dites.

En marge, se trouve la reconnaissance de la dette de soixante sols de rente par Toussîiint Chalon, en date du 19 octobre 1699.

Au bas, se trouve la note suivante, écrite de la main de M e Delaunay, curé de Montérollier :

c Outre la reconnaissance qui est à la marge de cette page, de Toussaint Chalon, pour la validité de ce contractai y a encore sur le double dudict contract qui est entre les mains dudict Chalon, une reconnaissance de pareille somme de soixante sols que j'ay écrite moy-même, dont il confesse estre chargé envers ledict trésor. Cela. a esté fait dans le différent quej'ay eu avec luy pour la place de mon banc dans la nef que j'ay apris depuis n'estre nullement sur la place dudict Chalon, laquelle doit estre immédiatement au-dessous de l'autel Saint-Sébastien qui estoit, selon l'ancienne église, au-dessous de la chaire; c'est ce que rapportent tous les paroissiens : ainsy, si mes successeurs veulent mon banc en cette place, ils peuvent l'y faire rester s'ils veulent et d'autant plus que je n'ay point remué celuy de Chalon en y plaçant le mien. Il a seulement apporté pour prétexte de sa réclamation que son banc avoit toujours esté le premier de la nef de ce temps-là. La reconnaissance ou plutôt la révalidaôn de soixante sols de rente envers ledict trésor est en

DE MONTÉROLLIER. 33$

mil sept cens cinq, six ans après la révalidaôn cydessus. Ce que j'ay écrit icy pour valoir à celle fin que de raison. Ce 31 mars 1705. — Delaunay, curé de Montérollier. »

Le 15 décembre 1767, Michel Chalon passe un acte de révalidation de la somme de trente sols de rente envers le trésor de Montérollier, pardevant Jacques-Philippe Crespin, notaire royal à Cailly.

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