FONDATION DE MARGUERITE LHERNAULT
Le 9 mars 1732, par acte devant François Lefebvre, notaire à Buchy, messire Etienne Delaunay, prétre-curé de Montérollier, a déclaré au sieur François Michel, journalier, trésorier en charge de ladite église de Montérollier, que Mar-
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guérite Lhernault, veuve de François Ruffin, dudit lieu de Montérollier, c estant en son lit malade et saine d'esprit et d'entendement, l'auret requis et suplyé de voulloir bien fonder pour le repos de son âme et de ses parents et amys très-» passez annuellement et à perpétuité une haute messe, pour estre ditte et célébrée le deuxième jour de janvier de chaque année, et de faire annoncer ladite messe au prosne le dimanche précédent ledit jour deux janvier de chaque année; et lors de l'annonce, dire le De profundis et autres prières ordinaires, et que, après que laditte grande messe aura esté chantée par le sieur curé ou vicaire dudit lieu, il sera aussy chanté le Libéra et dit les prières ordinaires en la manière accoustumée, et que pour la rétribution du cellebrant il luy soit payé la somme de vingt sols, et sept sols pour le chantre et pour le sonneur cinq sols, lequel sonneur sera tenu annuellement la veille de laditte grande messe sonner une allennée, et le jour, avant la messe, une autre à trois cloches en la manière ordinaire , et que, pour entretenir ledit office à perpétuité, elle luy a mis aux mains la somme de quatre-vingt livres, et qu'elle l'a en outre chargé d'aquiter tous les droits dus à cause du présent contrat. >
Cette convention ayant été acceptée par le trésorier, après en avoir conféré avec ledit sieur curé, celui-ci, porteur de ladite somme de quatrevingts livres, les a remises entre les mains du trésorier. Mais, « pour plus grande sûreté de l'en-
tretien et fondation deladitte messe et prières à perpétuité, s'est comparu Jean Ruffin, fils unique et héritier de défunt François Ruffin et de laditte Marguerite Lhernault, demeurant en laditte paroisse de Montérollier, lequel a suplyé et requis ledit Michel , trésorier, de luy remettre laditte somme de quatre-vingt livres aux mains, aux obéissances par lui passées de payer à l'avenir audit trésor la somme de quatre livres de renie hipotèque par chacun an, ce que ledit Michel, trésorier, du consentement dudit sieur curé, et de maître Nicolas Lhermitte, prestre-chapellain de la chappelle de Saint-Gourgon et vicaire de Montérollier, y demeurant, accepte. . . . .»
Cette rente fut révalidée le 5 juillet 1773, devant François Lefebvre et Pierre Ratel, notaires à Buchy, par Marguerite Ruffin, veuve de Louis Bouterolle, de Saint-Martin-le-Blanc, en qualité d'héritière de Jean Ruffin, son frère, ci-dessus dénommé.
Cette rente est payable chaque année le 9 du mois de mars.