‹ Histoire de la commune de MontérollierChapitre 36 sur 64 · FONDATION DE PIERRE RICHER · texte numérisé non relu

FONDATION DE PIERRE RICHER

Par-devant Charles Varengue, notaire royal à Saint-Saens, et Louis Le Boucher, notaire royal à Béllencombre, en date du 14 septembre 1719, le sieur Pierre Richer, demeurant en la paroisse de

Montérollier, a donné et aumône au trésor de l'église de la même paroisse, «le principal de cinquante-sept sols deux deniers de rente de telle nature qu'elle est, à prendre et avoir chacun an au jour de Saint-Michel sur les héritiers représentants et biens tenants de deffunct Guillaume Mettas, au jour de son déceds, fils aisnéde Jean, demeurant en ladite paroisse de Montérollier, constitué par la dot de Margueritte Mettas, fille dudit Jean, parle contractde son mariage avec Joseph Rasset, passé devant Richard, tabellion au bailliage de Longueville, pour la sergenterie de Ris, le sixième jour de may mil six cens soixante, et depuis révalidée par Guillaume Mettas, fils dudit Jean et frère de ladite Margueritte, par contract devant le même Richard, tabellion, le v vingt-six de janvier mil six cens soixante et unze, et depuis audit sieur Richer, transportée par le sieur Jacques Rasset , cordonnier, demeurant à Lyon, sur le Rosne, fils unique et héritier de Joseph Rasset et de ladite Margueritte Mettas, par contract passé devant Delacroix, notaire et tabellion juré en la haute justice de la Magdeleine-Grand-Pré , et son adjoint, le vingt-trois d'aoust mil sept cens, au pied de la grosse duquel est l'acte d'acceptation dudit transport portant révalidation de ladite rente au profit dudit sieur Richer, par Marie Lenfan , vefve de Jean Mettas et tutrice de ses enfants, passé devant le mesme Delacroix, tabellion , le cinq de septembre audit an mil sept cens, duquel transport en expédition

DE MONTÉROLLIER. 358

partant ladite révalidation et de deux coppies desdîts contracte de mariage et révalidation devant dabtéel ledit sieur Rfcher à présentement saîsy le sieur Pierre Blondél , trésorier en charge dé l'église de Montérollier, pour en vertu d'iceulx et des présentes par ledit trésor jouir, faire disposer et- soy faire payer par lesdits héritiers, représentants 1 et biens tenants dudit Mettas du jour de Saint-Michel dernier passé, et à l'advenir desdits cinquante-sept sols six deniers de rente aux lieu et place dùdit sieur Richer, qui a mis et subrogé ledit trésor, met et subroge de tous ses droits" noms, raisons et actions et hypothèques, l'aumosne et fondation faite par ledit sieur Richer pour par luy et hbnneste femme Catherine d'Alliencourt, son espouze, estre participans aux prières, suffrages et oraisons qui se font et fairont à perpétuité dans ladite églize de MôntéfôBïer, et afin qu'à leur intention pendant feur vivant et après leur mort pour Te repos de leurs âmes, il soit dit et célébré chacun an, à perpétuité, dans la mesme églize de Montérollier, deux ôbiits, te premier desquels qui consistera en «ne messe chantée suivie d'un Libéra, De profanais et ©maison sur le tombeau dudit dëffuiit, commencerai fe dix-huit dès présents mois et an, et le éëcbftd qui' pareillement consistera en une iftesse die Requiem y mais basse , suivie aussy d-iih Libéra, Deprofùndit et oraison sûr h 1 foriibeau de ladite d ? ÂlHericourt* espotifcë dtfditî gifeur Riehe?, sera célébrée le vingÊhuît <fe iidVeft&ft?

prochain , et ensuitte continuer d'an en an auxdits termes à perpétuité, lesquels obiits seront annoncez les dimanches précédents au prosne de la grande messe, et la prière sera faite à l'ordinaire, et auparavant la célébration, sera ledit obiit chanté, sonné comme il est uzité dans ladite paroisse, et l'obiit non chanté sera sonné comme une messe basse à l'ordinaire , le tout aux despens dudit trésor qui fournira le luminaire et ornements. >

Après le décès du sieur Richer, la rente dont il est ici question fut servie par les héritiers de madame la marquise de Sebeville.

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