FIEFFE FAITE À MADAME LA MARQUISE DE SEBEVILLE
Le 26 octobre 1761 , par-devant François Lei ebvre , notaire royal à Buchy, la Ferté-en-Bray et dépendances, et Arthur-François Selle, notaire aux mêmes lieux, le trésor de l'église de Montérollier, représenté par Antoine Engren, journalier, demeurant au même lieu , et trésorier en charge de la fabrique, a baillé à titre de fieffé, rente foncière perpétuelle et irracquittable, à haute et puissante dame Barbe Anzeray de Courvaudon, veuve de messire Bernardin-François Cadot, vivant chevalier, marquis de Sebeville , dame du Montérollier et autres lieux, de présent en son château de Montérollier, acceptant pour elle le sieur Jean Havé, agent de ses affaires, demeurant audit lieu, savoir : c une petite portion de ma-
sure, sur laquelle il y a deux ou trois vieils pommiers, vuide de bâtiments, assize au hameau de la Boissière , paroisse de Saint-Martin-le- Blanc, contenant une vergée ou environ, bornée d'un costé le nommé Cousin , d'autre costé Courtillet, au droit d'Augustin Quesnel, d'un bout la rivière de Varneuil et d'autre bout la grande rue duditlieu. >
Cette portion de masure était primitivement fieffée au sieur Pierre Bonissent par contrat passé devant le même notaire, le 16 avril 1736, lequel en fit remise au trésor par autre contrat devant Varengue , notaire à Saint-Saens, le 10 juin 1754.
Cette fieffé est faite à M me de Sebeville, à condition de relever de sa seigneurie du Fontenil par droits et devoirs seigneuriaux le cas offrant, et moyennant la somme de trois livres cinq sols de rente foncière perpétuelle et irracquittable par chaque année, payable le 26 octobre.