I. ORIGINES ET DÉBUTS
la région, qui leur donne le droit d'élire leurs conseils el assemblées, de nommer leurs fonctionnaires, de gérer leurs aiTaires locales conformément aux lois qui, au Nord comme au Sud, à TEst comme & TOuest, conservent les idées, les institutions, les mœurs dont se compose l'édifice merveilleux encore, malgré les ruines partielles, de l'unité Trançaîse. Et |)our maintenir cet accord de la Commune et de l'État, il suffirait de substituer, au contrôle incessant des préfets, la responsabilité matérielle de la Commune, qui serait déchue temporairement du droit de s'administrer, de percevoir ses revenus, et soumise à l'occupation militaire, dans le cas où elle négligerait de remplir ses engagements avec l'État. Cette émancipation des communes permettrait enfin gu gouvernement de séparer radicalement les affaires administratives des affaires politiques; leç maires renonceraient alors forcément au rôle de tribuns ou de roitelets qu'ils ont assumé dans tant de localités.
Tel était le problème que la Commune avait à résoudre. Il n'a pas été compris ainsi par les chefs du mouvement, mais, du reste, — c'est une triste justice à leur rendre, — ils s'en souciaient bien peu *.
1. Dans notre pays où la routine domine, où le fait du jour passionne el absorbe toutes les forces Intellectuelles, on s'étonnera peut-être que nous ayons tant insisté sur cette question, mais que sont auprès d'elle les incidents parlementaires et les querelles journalières des partis?