Décret du l®»" avril (/. 0. C, 2 avril
lité de la guerre civile *. Une grande exaspération se manifesta aussitôt dans la garde nationale, qui vint grouper ses bataillons aux environs de Neuilly et de la porte de Versailles ; ses chefs assuraient à la Commission executive pouvoir emporter Versailles au moyen d'une triple attaque et de la neutralité supposée du Mont-Valérien^. Sans attendre les ordres de la Commune, malgré la majorité de la Commission executive, ces chefs décidèrent de mettre tout de suite à profit l'élan des troupes, d'ailleurs sans vivres, souvent sans commandants de bataillon, ralliées au hasard de leurs affections derrière ceux qui allaient les conduire à la mort ; la journée du 3 aboutit en effet à une véritable boucherie, la marche sur Versailles, conduite par les généraux Duval, Eudes et Bergeret, fut arrêtée dans toutes les directions, le Mont-Valérien sortit de son silence pour canonner les bataillons parisiens, les officiers des troupes versaillaises commencèrent les exécutions sommaires de prisonniers dont on avait vu quelques exemples isolés le 2 3. Ce jour-là, Flourens fut tué à Nanterre dans des conditions horribles, et l'on s'étonne que son secrétaire et ami,
1. Proclamation de la Commission executive à la garde nationale, affichée le 2 avril au soir {J. 0. C, 3 avril).