Lettre du bureau de la Ligue à Thiers, 7 mai
des municipalités républicaines le Luxembourg pour tenir ses séances, car elle semblait préjuger de la décision de ce Congrès ^ Au moins, celte démarche prouvait que la Commune ne repoussait plus a priori les conciliateurs, au moment même où le gouvernement manifestait son intention d'interdire le Congrès ^ et sa volonté de détruire la Commune ^ où TAssemblée, par la bouche de Baze et du ministre Picard, condamnait les « tentatives criminelles » de « véritables usurpateurs de la souveraineté nationale*» et repoussait le projet de loi de Quinet et ses amis pour assurer la représentation loyale des villes. Comme disait le journal la Vérité^ le 10 mai :
« Un pardon dédaigneux et un secours humiliant, voilà tout ce que nous pouvons espérer avant la victoire de M. Thiers; s'il triomphe, que devons-nous redouter ? »
Le gouvernement de Versailles fit arrêter illégalement, le 13 mai, deux des cinq délégués de la Ligue des droits de Paris, qui se rendaient à Bordeaux, et interdit une réunion analogue à Lyon^ Le mouvement municipal