‹ Histoire de la CommuneChapitre 125 sur 154 · mai. Annales, II, 854 sqq · texte numérisé non relu

mai. Annales, II, 854 sqq

5. Cf. lettre des délégués, 9 mai (Lanjalley etCoRRiEz, 0. c, 467-468 ; cf. /. O. C, 22 et 23 mai). 16 déparlements envoyèrent des délégués à Lyon.

se dessinait donc, quand, le 15 mai, P. Grousset adressait aux grandes villes de France un appel trop grandiloquent, où il réclamait non plus des « sympathies platoniques », mais un appui effectif. Cet appui ne vint pas ; il n'eut pas le temps de venir, et il ne devait probablement pas venir. L'Assemblée, confiante dans l'armée qui enserrait Paris, accentuait sa politique monarchique et cléricale, en repoussant, le 16 mai, l'urgence sur une proposition d'A. Peyrat de reconnaître définitivement la République comme le gouvernement de la France, et en ordonnant, par 413 voix contre 3, sur le rapport du vicomte de Meaux, des prières publiques dans tout le pays*.

Le 20 mai, l'Union nationale reçut Toffre de Billioray, délégué du Comité de salut public, de conclure une trêve sur les bases de l'acte du 3 mai'^ Amigue's, l'un des représentants de l'Union à Versailles, demanda aussitôt une entrevue avec Thiers à Barthéiemy-Saint-Hilaire, qui répondit que Thiers, ne recevant pas le dimanche, ne serait visible que le lundi. Le. lundi matin, les délégués de rUnion vinrent au rendez-vous : Thiers était absent ; il était à Paris, et plus glorieux qu'aux jours de la rue Transnonain, présidait à la répression de la Commune.

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