‹ Histoire de la CommuneChapitre 130 sur 154 · Rapport Guichard, III · texte numérisé non relu

Rapport Guichard, III

4. Dans ce sens, Vacherot, Enq.^ II, 397; le colonel Gaillard, II, 248.

5. Colonel Lambert et général Appert, Enq., II, 245, 252. On pouvait compter à Paris, au moment du 18 mars, 250.000 soldats licenciés et 40.000 blessés ou malades dans les hôpitaux. On avait distribué eu tout environ 450.000 fusils (Hanotaux. o. r., I, 160-162). Selon Lullier, Mes C achats, ^d-kï, 8.000 soldats passèrent à la Commune,

liers autour de Paris, l'inutilité des efforts des conciliateurs, l'attitude intransigeante du gouvernement et de l'Assemblée, et encore les déclamations belliqueuses du temps du siège, la contagion de la folie obsidionale et de la fièvre de la défaite sont les causes externes de l'état d'esprit où se trouvait la masse du peuple de Paris à la fin de mai. Elle reçut de plus de la Commune une sorte d'éducation de la violence.

En effet, hostile d'abord au régime des suspects, que voulaient pratiquement rétablir des gardes nationaux trop zélés*, elle se décida, malgré la minorité s'exprimant par la bouche de Clémence et d'Arnould, à appliquer, le 22 avril, son décret du 5, relatif à la constitution d'un jury d'accusation, à l'institution d'une âpre procédure révolutionnaire et à l'arrestation des complices de Versailles^; la nomination de R. Rigault comme procureur de la Commune, la désignation de substituts pris parmi les jeunes blanquistes ^ indiquaient assez de quelle façon l'instrument forgé pouvait être utilisé. Mais la police enfantine de la Sûreté générale ^, bridée par la délégation à la justice, ne dépassa pas, en deux mois de lutte, 1.300 ou 1.400 arres-

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