C, 22 mai
2, Enq.t III, 205 (Lanjallky et Corrikz, o c, 524).
par le drapeau rouge, au nombre de 164 au moins*, square Saint-Jacques, rues Auber, de Châteaudun. des Martyrs, grands boulevards, au Panthéon, auxGobelins, aux carrefours du faubourg Montmartre, de Notre- Dame-de Lorette, de la Trinité ; la nuit est remplie d'une activité surhumaine. Le 23, la division Montaudon entre par la porte Saint-Ouen, coopère à la prise des Batignolles ; Montmartre, sans canonniers, défendue par 200 fédérés, peut être désormais enlevé sans difficulté. Mais Mac-Mahon se défie, et c'est en trois heures de temj^ que ses troupes occupent la butte et tout le xviii ®. Les souvenirs du 18 mars incitent alors les chefs versaillais à réaliser leur plan de massacre ; ceux-ci, inaugurés en petit la veille et l'avantveille à Passy et à la caserne de Babylone, ensanglantent la rue des Rosiers, le versant qui regarde la route de Saint-Denis, le parc Monceau ^. La défense est meilleure sur la rive gauche, avec Varlin au carrefour de la Croix-Rouge ; la barricade de la rue Vavin protège le Luxembourg, où la poudrière va sauter le lendemain. Wroblewski, une fois pris Montrougeetle cimetière Montparnasse, s'établit à la Butte-aux-Gailles ; on s'organise également au xix® et au xx®, on établit des canons au Père-Lachaise. Le Comité de salut public semble retrouver quelque énergie ;