‹ Histoire de la CommuneChapitre 147 sur 154 · Cf. Maillard, o. c, n · texte numérisé non relu

Cf. Maillard, o. c, n

5. Voy. dans Paris- Journal, 28 mai, un article sur l'art de reconnaître les pétroleuses. On publia sur elles d'atroces complaintes (Maillard, o. c, n» 303 120-121 : cl. no 43, 15 :

Cell's qu'on a pu découvrir

N'ont eu qu'à se repentir

De leurs cruell's incartades.

Les-lignards ont bien pris soin

D'ies fusiller dans les coins. ^

Cf. n» 203, 76)

stupide des pompiers incendiaires * et des empoisonneuses ; le port d'un pantalon de garde national, des godillots, des mains noires ou des épaules meurtt'ies, celle de nombreux non-combattants ou d'amis de l'ordre. Tandis qu'on enterrait en grande pompe gouvernementale Darboy et les otages ^ des charniers étaient creusés au square Saint-Jacques, au parc Monceau ; on ne put enterrer dans Paris tous les cadavres, qu'on couvrit de chlore ou qu'on jeta dans les lacs des Buttes-Chaumont ; il fallut, dans des voitures de toute espèce, les emporter dans les fosses immenses du Père-Lachaise, de Montmartre, de Montparnasse, dans les tranchées de Bercy, Bicêtre, Charonne,; on essaya de brûler leurs restes dans les casemates des fortifications ^ Les morts se vengèrent par leur nombre même ''. Le chef de la justice militaire, le g^ Appert, avoua 17.000 cadavres^; le Conseil municipal paya l'inhumation de ces 17.000 cadavres, auxquels il faut

1. On exécuta ainsi un certain nombre de pompiers venus de province pour éteindre les incendies de Paris.

2. La proposition fut déposée le 3 jiiin par J. Simon, rapportée le 6 juin, acceptée à l'unanimité de 547 voix. La cérémonie eut lieu le 7 juin (/. O. V., 8 juin).

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