‹ Histoire de la CommuneChapitre 17 sur 154 · Vacherot, Enq., I · texte numérisé non relu

Vacherot, Enq., I

2. Voir dans J. Simon, o. c, ce qui concerne l'œuvrd de la commission des subsistances.

3. Parmi ces maires, notons : Tirard au 1er, Bonvalet au IIi«, Vautrain au IV^, Vacherot au V®, Arnaud (de l'Ariège) au VU», Carnot au Ville, H. Martin au XVI«, Clemenceau au XVIII*. Sur leurs idées et leur administration, cf. Enq., II, passim. De ce temps de toute puissance, ils tirèrent une partie <îe leurs arguments anticommunalisles.

.une Commune avant la Commune elle-même, (une Commune qui, sans se soucier desthéo- )ries, réalisait en partie le programme de fédé- ( ralisme économique de l'Internationale, le I plan de transmission directe aux consommateurs des produits des sociétés coopératives \ de production*.

Joignez que la population parisienne, ainsi administrée, était armée. Le 11 août 1870, le Coirps législatif avait voté l'armement de la garde nationale, et les entraves mises à l'exécution de cette mesure par le ministère Palikao avaient été dénouées par le Gouvernement de la Défense. Pendant le siège, des amas d'armes avaient été faits ; Dorian et Clemenceau avaient fabriqué par milliers des bombes contre les Prussiens . A l'armistice, J. Favre avait énergiquement refusé à Bismarck le désarmement de la garde nationale ; il devait plus tard « en demander pardon à Dieu et aux hommes »^ Ses idées confuses, la population parisienne pouvait donc les affirmer par un coup de force.

Plusieurs essais antérieurs préparèrent le choc final.

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