‹ Histoire de la CommuneChapitre 19 sur 154 · J. Simon, o. c · texte numérisé non relu

J. Simon, o. c

les élections législatives et municipales annoncées, surtout écouta avec servilité les conseils d'expectative donnés par Trochu, et qui paraissaient à la population énervée des conseils de lâcheté et de trahison. De là, la série des incidents de toute espèce qui remplirent septembre et octobre* : manifestation du 22 septembre avec le père Gaillard et Lermina, puis Vermorel etRanvier; destitution, le 28, par un club de Belleville présidé par Vésinier, du maire du xix® ; grande manifestation de Flourens, le 5 octobre, à l'Hôtel-de-Ville, suivie de l'adhésion, dans une réunion à la Bourse, de 19 chefs de bataillon à la proposition de Flourens et de Blanqui de faire une loi martiale et d'organiser une Commune; constitution, dans plusieurs quartiers, d'une police autonome révolutionnaire. On considéra le départ de Gambetta pour la province, où il allait organiser la défense, comme une trahison : un fort mouvement contre l'Hôtel-de-Ville se dessina le 8 octobre, à peine arrêté par le préfet de police de Kératry, qui, manquant d'agents, démissionna. Son remplacement par E. Adam, la destitution de Mottu, maire du XI®, pour avoir organisé l'instruction laïque dans son arrondissement, ajoutèrent à l'exaspération du peuple de Paris.

La nouvelle de la capitulation de Metz, niée et avouée à deux jours d'intervalle par

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