‹ Histoire de la CommuneChapitre 20 sur 154 · Id., ibid., 316 sq · texte numérisé non relu

Id., ibid., 316 sq

le gouvernement, provoqua le 31 octobre*. L'échec du Bourget, les bruits d'une négociation de J. Favre pour obtenir un armistice remuèrent jusqu'aux républicains radicaux, E. Arago, maire de Paris, et ses quatre adjoints, Floquet, Hérisson, Glamageran, Brisson, les maires des arrondissements : ils demandèrent et obtinrent les élections municipales immédiates. C'était trop tard. La garde nationale, manifestant devant l'Hôtelde-Ville, avait été entraînée dans un véritable mouvement insurrectionnel, et venait de faire prisonnier tout le gouvernement. Mais Témeute^non préparée, n'avait pas de chefs présents. Tandis que Flourens gardait avec ses Bellevillois les hommes du 4 septembre, abasourdis et pleurards, à T^xception de de J. Favre, de J. Ferry et du général Le Flô, ses amis constituèrent un gouvernement : Blanqui, Delescluze, Millière, Ranvier, Mottu, aux noms desquels furent joints ceux de Flourens, Dorian, V. Hugo, Rochefort, L. Blanc, F. Pyat et Raspail. Le soir, le 106* bataillon, prévenu par Gh. Ferry, culbuta l'escorte de Flourens et fit évader J. Ferry et Trochu ; ce dernier, une fois dehors, put lancer les mobiles bretons contre THôtel-de- Ville, abandonné par les trop confiants bataillons insurgés. La tentative faite par les agents de Blanqui sur le ministère de l'Inté-r

1. Id., ibid., 328 sq. ; Da Costa, o.c, IIÏ, 330 sq.; L. Michel, La Corn., 82-88 ; Flourens, Paris livré, 134-162.

rieur, sur la Préfecture de police, sur rimprimerie nationale avait d'autre part échoué. Aussi l'annonce des élections pour une Commune, faite dans une affiche qu'avaient rédigée Dorian et Schœlcher et à laquelle avait adhéré J. Ferry*, était sans signification le 1'^ novembre. Le gouvernement essaya d'entrer dans la voie de la répression : le commandant de la garde nationale, le général Tamisier, démissionna et fut remplacé par Cl. Thomas; le préfet de police E. Adam, démissionnaire également, fut remplacé par Cresson, qui, dès le 3 novembre, dressa une liste de 23 arrestations à opérer : 14 furent faites le 4, le reste, en tout 80, pendant les mois de novembre et de janvier, avec tant d'arbitraire que Millière interpella sur ce point à l'Assemblée nationale le 19 février*. Mais les poursuites furent faites sans vigueur par un parquet qui avait trop d'amis de la veille dans les rangs des prévenus^ Le gouvernement préféra satisfaire la population en convoquant les électeurs pour l'élection des maires et adjoints le 5 novembre, et les appeler à un plébiscite. 557.996 oui contre 62.638 non lui redonnèrent confiance, encore que le xi® arrondissement élisant Mottu, le XIX® Delescluze, le xx® Ranvier, avec Flourens, Millière et Lefrançais pour

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