‹ Histoire de la CommuneChapitre 27 sur 154 · Enq., III, 20 sqq · texte numérisé non relu

Enq., III, 20 sqq

mouvement, de social il n'y avait guère que Tobscurité même des promoteurs, signalant le sourd travail opéré dans un prolétariat désireux de régler ses intérêts par l'intermédiaire de ses délégués propres.

L'Assemblée cependant pense que déjà la révolution est maîtresse de Paris : le 10 mars, elle vote qu'elle ne siégera pas dans la capitale, et Thiers obtient à grand'peine le transfert à Versailles^ Elle attaque même directement la population parisienne : les effets de commerce échus du 13 août au 13 novembre 1870 sont rendus exigibles sept mois après date pour date avec les intérêts, de sorte que du 13 au 17 mars il y eut 150.000 protêts; pour les loyers en retard, elle ne fait aucune concession. Laissant Thiers rentrer à Paris et s'installer au quai d'Orsay le 15 mars, elle s'ajourne au 20, abandonnant au gouvernement toutes les responsabilités de la situation qu'elle crée. Ce dernier, lancé par elle dans la voie de la réaction, essaie pourtant, par la voix de Picard, de négocier avec le Comité central ; mais Courty pressenti est désavQué finalement par ses camarades.

Le Comité central se fortifie tous les jours. Depuis le 6, il siège place de la Corderie, au siège de l'Internationale parisienne et de la Fédération des chambres syndicales. Le 10 mars, il reçoit l'adhésion de bataillons

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