‹ Histoire de la CommuneChapitre 30 sur 154 · ToLAiN, Enq., II, 558; Dunoykr · texte numérisé non relu

ToLAiN, Enq., II, 558; Dunoykr

par des intérêts collectifs, des sentiments définis, entraînée par les fatigues du siège, bien armée*, bien fournie en munitions^, commandée par des chefs de bataillon partisans de l'action blanquiste, tels que Jaclard, Flourens, Longuet, Eudes^, Thiers n'avait à opposer que la division tolérée par les Prussiens, en perpétuel contact avec les fédérés, logée en partie chez l'habitant, 3.000 sergents de ville ou gendarmes, enfin des régiments « provisoires » formés d'hommes d'abord désarmés ; en dehors de ces troupes, d'ailleurs, rien d'autre que la confusion de l'armée inorganisée^, indisciplinée^, et que les quelques bataillons serviteurs de l'ordre, au nombre de 43 selon certains, de 20 selon d'autres, réduits finalement, le grand jour, à 3 seulement^. Thiers n'y prend pas garde, il n'a même pas l'idée de demander l'avis des maires de Paris qui auraient pu le renseigner sur l'état d'esprit de la population ; l'historien de Napoléon, l'auteur des

1. Le Flô, Enq., II, 82; Hbrvé, 168 sq; Bkthmont, 177 sq. Les bataillons de Belléville avaient des chassepots achetés par Flourens.

2. 30 millions de cartouches. Les gardes nationaux ont peu tiré pendant le siège [Enq., II, 453).

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