Vinoy, Enq., II
vres, d'abandonner même le Mont-Valérien Et pourtant, dans Paris, nul mouvement d'ensemble ne s'était dessiné tout d'abord. Les membres du Comité central étaient dispersés un peu partout*. Dans les quartiers, dans les faubourgs, c'étaient les groupes locaux qui agissaient, la foule elle-même. C'est la foule, mêlée de soldats, qui arrête, rue des Martyrs, Cl. Thomas, dont on se rappelle le rôle en juin 1848 et en janvier 1871 ; c'est elle qui, malgré les efforts des officiers fédérés, essayant d'arrêterles lignards exaspérés contre leurs chefs, l'exécute dans un jardin de la rue des Rosiers, où le g^ Lecomte, arrêté par ses hommes et amené quelque temps auparavant du Château-Rouge, est également fusillé après un simulacre de conseil de guerre^; c'est elle qui arrête, à la gare d'Orléans, le g^ Chanzy pris pour d'Aurelle, ailleurs le g^ Langourian. Une inconnue redoutable se pose à l'esprit des politiques : où va la colère populaire, si prompte qu'à Montmartre le maire Clemenceau n'a pu en imaginer les effets^ ? Pour la prévenir, ou plutôt pour l'endiguer, poussés par les blanquistes Jaclard et Ferré, ils organisent, vers 5 heures du soir, la conquête méthodique de Paris, où