Da Costa, o. c, I
sagesse et de renoncement étaient ceux dont le gouvernement disait : « Sont-ils communistes, ou bonapartistes, ou prussiens?* »
Mais Thiers qui a appelé à Versailles tous les fonctionnaires publics pour réorganiser les services, et vidé en quelque sorte Paris de tous ses organes administratifs 2, ne veut pas se résigner à laisser si vite triompher la révolution, et, au moment où il fait couvrir d'insultes les prolétaires obscurs du Comité central, il négocie indirectement avec eux, par l'intermédiaire des maires et députés de la capitale. L'administration provisoire de la ville avait été officiellement déléguée aux maires par le ministre de l'Intérieur Picard, dès le 193. L'attitude même du Comité central, soulignée à nouveau dans sa proclamation du 20^, rendait les négociations possibles. Le Comité toutefois, écartant définitivement ses hésitations du début, sortait au même moment de l'expectative, et agissait énergiquement ; il annonçait pour le 22 les élections, qui devaient se faire au scrutin de liste et par arrondissement, à raison d'un conseiller par 20.000 habitants ou fraction excédant de plus de 10.000 \'^ il s'engageait à respecter les préliminaires de la paix ; il s'adressait aux