‹ Histoire de la CommuneChapitre 41 sur 154 · Lakjalley et Corriez, o. c · texte numérisé non relu

Lakjalley et Corriez, o. c

3. Le Temps, les Débats, etc. (Cf. F. Maillard, Affiches, 61).

4. L'affiche du Conseil fédéral revendique les droits des communes, l'instruction gratuite, laïque, intégrale,

du prolétariat, l'O^cte^ recommandait le vote en masse *. Mais ces droits même n'étaient pas parfaitement définis ; ce que le Comité central, par la voix de Duval, revendiquait, c'était l'élection di; maire de Paris, celle des maires, adjoints et conseillers municipaux, celle des chefs de la garde nationale, — rien d'incompatible avec l'unité française. Certaines mesures cependant semblaient indiquer les tendances juridiques nouvelles des hommes au pouvoir ; une prorogation d'un mois des échéances des effets de commerce, la suspension delà vente des objets engagés au Mont-de-Piété, l'interdiction aux propriétaires et maîtres d'hôtel de congédier leurs locataires, la décision de faire porter avant tout sur « les auteurs de la guerre maudite » la plus grande partie de l'indemnité exigée décèlent une transformation dans les conceptions sociales des maîtres de Paris.

Cette transformation échappe à l'esprit des maires et députés, pleins de foi encore dans leurs formules légalitaires. Dès le matin du 21, les députés affichent l'annonce que l'Assemblée a voté l'urgence d'un projet de loi relatif aux élections municipales. Dans la journée, joints aux maires, ils protestent contre les élections prévues par le Comité, et

l'organisation du crédit, de l'échange, de Tassociation (Cf. Weill, Mouvement social, 139).

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