Id., ibid
b.Enq., III, 50,
lutte est définitivement engagée avec Versailles, la Commune n'a pas encore ex|)osé son programme ; le Comité, installé à TEntrepôt, lance alors sa proclamation du 5 avril * :
(( Travailleurs, ne vous y trompez pas : c'est la grande lutte, c'est le parasitisme et le travail, l'exploitation et la production qui sont aux prises. Si vous êtes las de végéter dans l'ignorance et de croupir dans la misère \ si vous voulez que vos enfants soient des hommes ayant le bénéfice de leur travail, et non des sortes d'animaux dressés pour l'atelier ou pour le combat, fécondant de leurs sueurs la fortune d'un exploiteur, ou répandant leur sang pour un despote ; si vous ne voulez plus que vos filles, q ue vous ne pouvez surveiller à votre gré, soient un instrument de plaisir aux bras de l'aristocratie d'argent ; si vous ne voulez plus que la débauche et la misère poussent les hommes dans la police et les femmes à la prostitution ; si vous voulez, enfin, le règne de la justice, travailleurs, soyez intelligents, debout ! et que vos fortes mains jettent sous vos talons l'immonde réaction !... »
Sans doute, le même jour, il manifestera à M la population parisienne la sincérité de son abstention politique 2. Invinciblement, il tend à usurper, et cela est si apparent, que la minorité socialiste de la Commune, sans tenir compte des idées prolétariennes exprimées par le Comité, exige catégoriquement sa dissolution^. Mais le Comité, réorganisé
l.J.O.C.,7 avril.