Proclamation du 28 iliars (/. O. C, 30 mars
plèle. Bien au contraire, le Comité central reprit, à partir du 30 mars, une vigueur nouvelle, tenant deux séances par jour, gourmandant les absents \ Il s'arrogea à l'égard de la garde nationale une autorité singulière. Dès le 29 mars, un arrêté signé Prudhomme, Lavalelte, B. Moreau, Fougeret et Baroud, appelait les gardes nationaux à des élections complémentaires^ ; le 30, des délégués, conduits par Arnold, qui n'était pas encore de la Commune, vinrent à l'Hôtel-de-Ville, prétendirent que le Comité redevenait « le grand conseil de la famille de la garde nationale ^ ». Le 31, le conflit est imminent : une note annonce que le Comité délègue Cluseret à la guerre pour réorganiser la garde sous la direction du Comité ; la Commune, furieuse, veut sévir, fait enlever à Assi, du Comité, le commandement deTHôtel-de-Ville, qui passe à Pindy. Le Comité désavoue la note, mais le j[er avril, il réclame l'intendance, le droit de nommer le chef d'état-major ^, et, depuis ce moment, il ne cessera de prétendre à l'administration de la Guerre, pour laquelle il a constitué dans son sein 11 commissions spéciales 5. Bien plus, il suppléera aux insuffisances politiques de la Commune. Quand la