O. C, 27 avril
net, puis, le 13 mai, Ferré, tous deux également violents. C'est à ces deux hommes que remonte la responsabilité des mesures qui ont pu être considérées comme des nécessités de la guerre, comme de la tactique coercitive adoptée à Tégard de la presse. Non seulement la déclaration préalable et le dépôtfurent maintenus, le bureau des Renseignements pour la presse parisienne à l'Intérieur rétabli \ mais,
considérant qu'il est impossible de tolérer dans Paris assiégé des journaux qui prêchent ouvertement la guerre civile, donnent des renseignements militaires à l'ennemi et propagent la calomnie contre les défenseurs de la République ^,
on supprima, environ 36 journaux, dui5avril au 19 mai, on interdit de faire paraître un nouveau journal ou écrit périodique avant la fin de la guerre, on exigea la signature de tous les articles, on déféra à la cour martiale les attaques contre la République et contre la Commune^. Raidie dans son attitude jacobine, la majorité radicale de la Commune pastichait le passé surtout dans ses erreurs ; elle tendait à monopoliser l'expression et la formation de l'opinion publique, à laquelle elle ne donnait que des comptes-rendus expurgés^
3. Arrêté du Comité de salut public, 28 floréal 79 (/. 0. C, 19 mai).