J. O. C, 21 mai
mesures de répression* ». Qu'était ce Comité en face de l'autre ? Rien. Quant au Comité central lui-même, vidé de ses éléments intelligents, que la Commune avait absorbés, affaibli par d'incessants efforts pour la conquête du pouvoir politique, il demeurait, au moment où celle-ci disparaissait, incapable de repousser de Paris les troupes de Versailles, dont l'entrée était en grande partie imputable à sa politique désorganisatrice.
F. Pyat et le Comité central furent les mauvais génies de la Commune. 11 y en eut d'autres de moindre envergure. Il n'est pas besoin de parler du Comité des 20 arrondissements, org'anisé à la fin de février, de tendances socialiste et révolutionnaire, et dont les membres ou bien fusionnèrent avec le Comité central ou bien adhérèrent à la Commune^. Mais, dans les arrondissements, paralysant l'action des municipalités émanées de la Commune, ont pris des sous-comi-
l.P. V. C, 1" prairial 79.
2. Enq., III., 253. Cf. /. 0. C, 31 mars ; ces membres sont : Bedouch, Napias-Piquet, A. Texier, Toussaint, Thélidon, Missol, Monestès, C. Martin, Drosse- Garîgnant, Vigneron, Maréchal, Landa, E. Tiirpin, J. Richard, A. Lévy, Sicard, Trohel, Portalier, Pagnière,j J. Baux, Parthenay, Chalvet, Rival, Piazza, Turpin, Richard, B. Gaslineau, Dupas, Pillon, Gaillard père, Briosne, Rastoul, E. Pottier.
tés, « boutures du Comité central* », ou racines des anciens clubs fauchés par Vinoy, cultivés par Cluseret^. Ceux de Montmartre et de la rue d'Aligre surtout sont gênants, donnent des ordres. Le 6 avril, la Commune, protégée par le secret, décide la dissolution de ces soiis-comités « irresponsables, qui entravent l'exécution de ses ordres ^ ». Mais comment peut-elle faire sanctionner cette mesure, tandis qu'Allixpropose justement de faire traiter par les clubs d'arrondissement les questions de subsistance et de défense^? Contre l'opposition des journaux anticommunalistes, elle est plus courageuse, et ce n'est pas une de ses moindres contradictions que sa réédition des formules rigoureuses de la police impériale. A la Sûreté générale, elle avait laissé R. Rigault, qu'y avait intro- -duit le Comité central, étudiant affriolé par les dossiers de Lagrange, la tète bourrée de souvenirs hébertistes "^ ; à R. Rigault, jetant à la Commune sa démission à propos de la question du secret^ et nommé procureur de la Commune^, succédèrent, le 25 avril, Gour-
i. LiSSAGARAY, 0. C, 224,
2. Dès le 29 mars, affiche dans le xviii^ arrondissement (Lanjalley et Corriex, o. c, 161).
■'4. P. F. C, 8 mai.
5. Sur l'organisation de la police par Rigault, cf. son li Da Costa, o. c, II, 124-137, 218-222.