‹ Histoire de la CommuneChapitre 86 sur 154 · P. y. C.,8mai · texte numérisé non relu

P. y. C.,8mai

du contrôle de la solde, et menace de poursuivre tout auteur de détournement devant la cour martiale*. La Commune, l'attention éveillée par lui et par Gournet^, se décidait à entrer dans la voie de la rigidité financière, et, le 19 mai, prenait trois décrets importants : le premier instituait une Commission supérieure de comptabilité, pour examiner tous les comptes ; le second traduisait devant la cour martiale tout auteur de concussion, déprédation et vol, et condamnait les coupables à mort ; le troisième interdisait le cumul des traitements et l'ordonnancement d'indemnités spéciales pour services rendus en dehors des occupations normales^.

Ainsi, dans les finances, comme dans l'enseignement et dans la justice, c'est au ùioment où elle périssait, que la Commune avait l'idée des mesures qui, prises deux mois plus tôt, l'auraient peut-être fait vivre.

La besogne gouvernementale de la Commune, il faut l'avouer, était d'autant plus dure, qu'elle voulait, sans doute avec une précision insuffisante, être une administration prolétarienne. A ce titre, que fit-elle ?

l.P. V. C, 18 mai (Cf. /. 0. C, 19 mai).

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