‹ Histoire de la CommuneChapitre 87 sur 154 · J. 0. C, 20 maù · texte numérisé non relu

J. 0. C, 20 maù

Elle voulut d'abord régler la question des échéances et celle des loyers. Dès le 29 mars, elle avait réglé la seconde. « Considérant que le travail, l'industrie et le commerce ont supporté toutes les charges de la guerre, il est juste que la propriété fasse au pays sa part de sacrifices » ; en vertu de quoi, on remettait aux locataires les termes d'octobre 70, janvier et avril 71, tout paiement fait devant être imputé sur les termes à échoir ; on remettait les dettes pour locations en garni, on accordait aux locataires le droit de résilier leurs baux pendant 6 mois, ou de proroger pendant 3 mois le congé qui leur était donnée Les ouvriers et petits bourgeois ne tardèrent pas à user de ce décret, déménageant avec l'aide des gardes nationaux, lorsque les concierges s'opposaient à leur départ ^.^Le bombardement de Neuilly par les troupes, de Versailles accentua le sens révolutionnaire de la législation communaliste, qui dépassait de loin les mesures de l'Assemblée nationationale : un décret du 25 avril réquisitionna pour les habitants des quartiers bombardés les appartements vacants, à la seule condition de délivrer des états de lieux aux représentants des possesseurs en titre, et de sceller les meubles contenant des objets porta-

1. J. 0. C, 30 mars. Sur le rôle des socialistes dans la discussion, cf. J.-B. Clément, La revanche des Communeiix, 98-108.

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