VI. Bibliothèque municipale dé La Rochelle
Sources imprimées : Le Mercure francois. — Carrez, S.J.; Catalogi provinciae Campaniae. — Comptes rendus au Parlement. —Cordara, Historia Societatis Jesu, P. VI. — Grosley, Mémoires pour servir à l'Histoire des Pères Jésuites. — Compayré, Etudes historiques sur l'Albigeois. — Rolland, Histoire liltéraire de la ville d'Albi. — De Laubrussel, La vie du P. Charles de Lorraine. — Dudon, Etablissement des Jésuites à Montpellier, dans Mélanges de Littérature et d'histoire religieuse. — Degrefeuille, Histoire de la ville de. Montpellier. — Faucillon, Le collège des Jésuites à Montpellier. — Germain, La Faculté des Arts et l'ancien collège de Montpellier. — Tabaraud, Histoire du cardinal de Bérulle. — Prunel, Sébastien Zamet. — Arcère, Histoire de la ville de La Rochelle. — De Lahondès, Annales de Pamiers. — Lallemand, Les origines historiques de la ville de Vannes, dans Annuaire du Morbihan, 1899. — Allanic, Histoire du collège de Vannes. — Revue de l'enseignement secondaire, t. XI. — L. Guiraud, Etudes sur la Réforme à Montpellier.
1. La Compagnie de Jésus prit peu de développement dans le royaume durant les cinq premières années du ministère de Richelieu : un collège dans Albi, une maison professe à Bordeaux et une résidence à Saint-Mihiel, tel est le bilan de ses fondations entre 162% et 1629. Elle essaye de nouveau de s'établir à Troyes, mais sans plus de succès qu'autrefois. Cet échec mérite pourtant
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ADR Ne SOUS RICHELIEU. — PREMIÈRE PARTIE.
notre attention, car il fit du bruit dans son temps et n’a pas toujours été présenté d’une façon complète et impartiale.
Nous avons dit déjà comment, en 1604 et en 1611, l'influence prépondérante des Pithou avait fermé aux Jésuites l’entrée de cette ville! La mort de F rançois Pithou, loin de faciliter les choses, vint plutôt les compliquer. Par son testament du 25 novembre 1617 il avait légué sa maison à la municipalité pour y fonder un collège, à la condition expresse que les Jésuites n'y seraient point admis?. Mais les héritiers du défunt ayant protesté contre ce legs, les échevins ne purent s'entendre avec l’exécuteur testamentaire. L'évêque, René de Breslay, et le chanoine Jacques Nivelle profitèrent de la brouille pour appeler à Troyes quelques religieux de la Compagnie, en attendant la possibilité de les introduire comme instituteurs de la jeunesse’, En 1619, le P. Christophe Nevelet s'installa {dans la maison du chanoine, et il y demeura deux ans, occupé aux fonctions du ministère, malgré les réclamations des magistrats municipaux. Il fut remplacé en 1621 par les PP. Imbert Boët et Pierre Le Camus”. Le 2 juin de la même année, Jacques Nivelle légua aux Jésuites tous ses biens meubles et immeubles ; confiant dans un meilleur avenir, il demandait qu'on instituât en son nom les deux petites classes du futur collège. À ce moment les animosités contre Les Pères s'étant un peu calmées, leurs amis et eux-mêmes s’imaginèrent que la municipalité ne s'opposerait plus à un établissement régulier ; ils sollicitèrent donc de Louis XIII une autorisation qui leur fut octroyée par un brevet du 30 janvier 16237. Quand le P. de Séguiran le présenta au garde des sceaux, celuiei fit des objections ; se rappelant l'opposition des habitants en 1611, il représenta au roi qu'il serait bon de les consulter. Or, une assemblée consulaire, tenue à cet effet, décida d'envoyer à Paris une députation, laquelle supplierait humblement Sa Majesté, « pour l'utilité de ladite ville et obvier à la désunion de ses habitans.., qu'il lui plust les vouloir dispenser dudit establis-