‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 14 sur 308 · Griffet, op. cit., 1. L'p. 430: à · texte numérisé non relu

Griffet, op. cit., 1. L'p. 430: à

3. Rapin, Histoire du Jansénisme, p. 171-173. — Lancelot, Mémoires touchant la vie de M. de Saint-Cyran, t. I, p. 38, note.

4. Lettres de Spada à Barberini, 5 déc. 1624, 14 mars 1625 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia, n. 59, fol. 205; — n. 64, f. 135). :

5. Du même au même, 26 sept. 1624 (Ibidem, n. 61, f. 491-492). Cf. Lettre du P. Coton au P. de Bérulle, 23 juin 1624 (Houssaye, Les carmélites de France, pièces justificatives, n. XV).

6. Lettre du P. Général au P. de Marguestauld, 15 juillet 1624 (Francia, Epist. Gen., t. 18). — CI. Garasse, Récit au vray.…. (Carayon, Documents inédits, doc. II,

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aucun religieux de la re QE dans la maison de la princesse,

le roi et la reine mère n’en persistèrent pas moins dans leur résolution. Marie de Médicis disait hautement qu'elle faisait de la. présence des Jésuites près de sa fille une condition absolue de son consentement au mariage!. « Le P. Jacquinot, écrivait le nonce le 14 février 1625, a commencé à entendre les confessions de Madame et à l’instruire deux fois la semaine des principaux points de la roRSTen catholique. Les représentants de Jacques I°* se sont plaints qu'on ait choisi un Jésuite comme confesseur, se déclarant prêts à accepter des religieux de tout autre ordre. Le roi leur a répondu qu'ils n'avaient point à s'occuper de la conduite de Madame, tant qu'elle restait en France : quand elle irait en Angleterre, lui-même et Sa Majesté Britannique s'arrangeraient entre eux sur ce point comme sur les autres ?, » Mais Louis XIII avait compté sans les menées des diplomates anglais. Ils manœu-

vrèrentsi bien « qu'ils gagnèrent quelques évêques et ébranlèrent

l'esprit de la reine mère et de ceux qui gouvernoient son conseil* »..On fit aussi intervenir les amis des Jésuites, pour leur conseiller de renoncer spontanément à la mission qu'on avait. voulu leur confier {. Mais sur qui les en décharger? Le P. Jacquinot, tout le premier, attira l'attention du nonce sur les Pères de l'Oratoire. M# Spada s’empressa de communiquer ce renseignement à Richelieu, en ajoutant que M. de Bérulle était vraiment un sujet de mérite et très estimé à Rome. Le cardinal se contenta de répondre que c'était en effet un homme à mettre en avant

et qu’il pourrait servir l'Église dans la Grande-Bretagne. Il

consulta ensuite le comte de Tillières et M. de La Ville-aux-Clerces,

et leur demanda s'ils ne connaissaient point 4 Paris, outre le

P. Jacquinot, quelque personne propre à exercer la charge de confesseur de Madame. « Si vous ne pouvez prendre un Jésuite, répondit le comte de Tillières, vous ne trouverez pas mieux que Bérulle6. » Quelque temps après, le fondateur de l’Oratoire était désigné pour remplacer le P. Jacquinot.

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