‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 142 sur 308 · Don de lods et ventes par le roi (Zbidem · texte numérisé non relu

Don de lods et ventes par le roi (Zbidem

5. Un peu avant, Vitelleschi avait aussi envoyé une letire de remerciements à l'évêque (Voir Dudon, op. cit., Documents, n. X).

6. Lettre du P. Généräl à Richelieu, 12 nov. 1629 (Epist. Gen. ad externos, t. 1613- 1679).

7. La même année 1630 un collège fut encore fondé par Francois II de Lorraine à Bockenheim ou Bouquenon, ville principale du comté de Saar-Werden que le duc venait de recouvrer. Les classes furent inaugurées en 1631 sous la direction du P. Ni- -colas Fagot de la province de Champagne, avec un personnel très mélangé: ainsi, sans parler des frères coadjuteurs, il y avait deux religieux de la province Galio-Belge, deux de la Germanie Supérieure, deux de la Germanie Inférieure et deux de Champagne; mais, dès la fin de l’année, le nouvel. établissement ayant été annexé à la province de Germanie Supérieure, il ne s’y trouvait plus que des Pères allemands; <’est pourquoi il n'appartient pas à notre histoire.

D. MEME Pen env

pi A SOUS RICHELIEU. — PREMIÈRE PARTIE.

Saintes produisaient dans la contrée, une pieuse femme, M* de Capus, veuve de Jacques de Bryan, résolut de leur donner toute facilité d’avoir un centre de ministères dans la petite ville de Marennes « sans estre à charge à aucun des habitans ». A cet effet elle légua aux religieux tous les biens qu'elle possédait en Saintonge : quelques rentes et quelques aires de marais salants « tués en la paroisse de Saint-Just et autres lieux! ». Après sa mort, arrivée en octobre 1628, les exécuteurs testamentaires nues le legs aux Jésuites de Saintes, et le P. Provincial d'Aquitaine accepta la donation sous le bon plaisir du P. Général. Informé des clauses du testament, Vitelleschi répondit qu'on devait louer le dessein de la fondatrice, mais que, gardien de l'intégrité de l’Institut, il ne pouvait approuver certaines conditions ?. « Puisque Votre Révérence, écrivait-il au P. Provincial, m'assure que M'° de Capus n’a jamais eu la pensée de nous demander rien d’opposer aux Constitutions, je vous envoie toutes les indications nécessaires pour rédiger un nouveau contrat ?. »

Le f1 janvier 1630 les PP. Ignace Malescot, provincial, et Bernadin Sicard, fondé de pouvoir du P. Recteur de Saintes, se rendirent au bourg de Saint-Just où fut passé dans la maison de M° Durand, l’un des exécuteurs testamentaires, un nouvel acte de donation par lequel le collège de Saintes était mis « en pleine, réelle et actuelle possession » de tous les biens dont avait joui la testatrice sans aucune réserve. « Et ce, affin que au bourg de Marennes, comme le plus grand et le plus notable, il y aye une rézidence desdits Révérends Pères qui soit semée comme ung membre dudict collège de Xainctes et despende entièrement de la direction du Recteur dudict collège, à laquelle rézidence puissent estre nourris et entretenus autant de Pères que le revenu desdits marais le pourra permettre, suivant ce qu'il sera jugé et advisé par ledit R. P. Provincial et ses successeurs. » Ce nouveau contrat prévoyait aussi le cas où l'augmentation des revenus permettrait de changer la résidence en collège ou en maison de probation, et il fut convenu que dès lors l'établissement serait autonome.

A peine installés à Marennes, les missionnaires répondirent

1. « Contractus emendatus circa residentiam Marennensem » (Aquitan. Fund. coll., t. II, n. 93). On appelait aire le petit bassin carré d'un marais salant. 2. Nous n'avons point retrouvé le testament de M'° de Capus et ne connaissons pas les clauses que ne pouvait admettre le P. Général. . Lettre du P. Général au P. Malescot, 22 mars 1629 (Aquitan, Epist. Gen., t. II). . « Contractus emendatus... ».

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