RÉSIDENCE DE MARENNES
aux intentions de la fondatrice de manière à mériter les éloges du P. Général!. Ils eurent néanmoins à subir diverses contrariétés tant de la part des hérétiques que de celle de certains catholiques qui auraient préféré d'autres religieux. Cependant la majorité de la population leur était favorable. Une famille influente du pays voulut mème construire à ses frais une chapelle en l'honneur de la Sainte Vierge®. Bientôt le P. Provincial d'Aquitaine songeait à mettre dans la petite ville un Troisième An de probationÿ. Au mois de février 1633, « à l’instante prière et requeste des habitants », on obtenait lettres patentes de Louis XIII : « Permettons et accordons auxdits Pères Jésuites d’avoir une maison et demeure audit lieu de Marennes comme le plus propre et commode (des îles adjacentes du Brouage) pour instruire les habitants d’icelles en la vrave religion, piété et bonnes mœurs, vaquer à la conversion des dévoyés et y faire les exercices ordinaires à ceux de leur profession. » Le roi permettait en outre d'accepter jusqu’à six mille livres de revenu annuel en biens d'Église où autresi. Cetté même année le noviciat de Bordeaux ne pouvant contenir tous les Pères appelés à faire leur troisième probation, quelques-uns furent envoyés à Marennes avec un Père instructeurs. Malheureusement on n'en avait point fini avec les obstacles matériels; à cause des difficultés soulevées par les héritiers de M"° de Capus, la maison de Marennes ne tarda pas à se trouver dans une situation très embarrassante. L'union d’un prieuré, accordé en 1633 par l'évêque, Jacques Raoulf, permit de tenir bon quelque temps. Deux ans plus tard, dans l'impossibilité de suftire à l'entretien d’un nombreux personnel, Marennes redevenait simple résidence dépendante du collège de Saintes?.
7. Par contre, dans la province de Champagne, à Langres, en 1630, les Pères abandonnèrent leur résidence pour prendre
1. Lettres du P. Général au P. Provincial, 7 sept. et 7 décemb: 1630 (Aquitan., Epist. Gen., 1. 11).