‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 144 sur 308 · Litt. ann: mss. (Aquitaniae Historia, n · texte numérisé non relu

Litt. ann: mss. (Aquitaniae Historia, n

3. Lettre du P. Arnaud Bohyre au P. Général, 10 février 1632 (Aquitan., Epist. ad Gen.; t:' Il, n° 3):

4. Patentes de Louis XII, février 1633 (Archiv. de la Gironde, B. 58, f. 43).

5. Leltres du P. Général au P. Bohyre, 15 juillet 1633; au P. Pierre de Gualès, 5 oct. 1633; au P. Guillaume Anginot, 10 mars 1634 (Aquitan., Epist. Gen., t: 11)

6. Lettres d'union, par Jacques Raoul, du prieuré S'-Barthélemy de Lalande, 22 avril 1635 (Archiv. de la Gironde, B. 58, fol. 253).

7. Acta Congr. provincial. Aquitan., 1636. — Catalogi Prov. Aquitan., 1637.

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la direction du collège municipal. La chose n'alla pas sans difficultés. Nous avons dit déjà, au tome III, comment l’évêque, Sébastien Zamet, avait dû remettre à plus tard l'exécution d'un dessein qu'il jugeait très utile au bien de son diocèse’. Dans la ville, dans le chapitre et parmi les autorités locales, les esprits étaient assez divisés à l'égard des Jésuites; aussi l'opposition releva-t-elle la tête, quand on apprit que le prélat s'employait de nouveau à leur confier l'instruction de la jeunesse. Parmi les biens qui devaient former leur dotation se trouvait le prieuré de Tronchoy, uni à la résidence de Langres en 1623 par Urbain VIII. En consentant à cette union, évèque et chapitre avaient spécifié qu’elle était faite en vue du futur collège?. Or, voici qu’en 1626 quelques chanoines mécontents interjetèrent appel comme d’abus; en même temps un certain nombre de notables présentèrent requête à la cour contre les projets de Sébastien Zamet; les officiers du siège royal, de l'élection et du grenier à sel intervinrent dans le même sens auprès du conseil royal et allaient jusqu'à demander l'expulsion, dans les vingt-quatre heures, des Jésuites domiciliés à Langres. |

Cependant les Pères ayant pour eux, avec l’évêque, la meilleure partie du chapitre et de la ville, obtinrent en 1627 des lettres patentes les autorisant à s'établir au collège. Sur: ce, nouvel obstacle. Quand on présenta les patentes au garde des sceaux, M. de Marillac sollicité par un Père de l’Oratoire refusa de les sceller; il fallut, pour obtenir les formalités nécessaires, lui promettre que les Jésuites abandonneraient aux Oratoriens l’enseignement de la théologie®.

Avant en main toutes les pièces requises, l'évêque et les religieux de la Compagnie attendirent cependant une occasion favorable pour s’en servir. Justement, le 25 août 1628, expi-

+. Voir tome IL, 1. IX, c. mt, n. 6, p. 507 et suiv.

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