‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 148 sur 308 · FONDATION DU COLLEGE DE LA ROCHELLE · texte numérisé non relu

FONDATION DU COLLEGE DE LA ROCHELLE

apprendre à la postérité qu’il tenait lieu de l’ancien, on placera les armes de la ville au-dessus de la porte de la chapelle et audessus du maïtre-autel!.

Dans les premières années, et jusqu’à l'entrée en possession du prieuré du Tronchoy, la situation financière fut assez pénible. Mais ensuite on moissonna dans la joie ce qu’on avait semé dans les larmes; si bien que le P. Laguille, écrivant au P. Jouvancy au commencement du xvin° siècle, pouvait dire : « Il y à peu de collèges dont l'établissement ait été plus traversé que celui de Langres, mais 1l y a, à présent, peu de villes où uous soyons plus aimés et où nos ministères soient mieux reçus ?. »

8. À La Rochelle, au contraire, les débuts furent très faciles. L'initiative de Richelieu’, la volonté expresse du roi, les instances des catholiques ouvrirent les voies à la Compagnie.

Après avoir réduit par un siège célèbre la citadelle du calvinisme, Louis XIII, de retour à Paris, signait, le 18 novembre 1698, de brevet qui suit : « Considérant le fruict que les Pères Jésuites | peuvent faire en la ville de La Rochelle pour la conversion des âmes, Sa Majesté leur a accordé le lieu nommé Saint-Michel. appartenances et deppendances... pour s'y establir, et veut que dès à présent ils en prennent possession, déclarant Sadite Majesté que si elle désiroit establir un collège dans ladite ville, elle leur en donnerait la direction #. »

En vertu de l’acte royal, le P. Ignace Malescot, provincial d’Aquitame, et le P. Jean de La Renaudie furent mis en possession de la maison Saint-Michel par Joachim Cerisay, doyen de l’église cathédrale de Saintes®. On y mit d’abord une simple mission sous da dépendance directe du P. Provincial, car on espérait l'érection prochaine d'un collègef. En attendant, Le P. Général recommandait d’y envoyer « des hommes d’une insigne modestie, brülants de zèle, des ouvriers infatigables qui, vivant au milieu des hérétiques, les attireraient doucement à la religion par l'éclat de leurs vertus’. » L

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