‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 147 sur 308 · Voir cette lettre dans Prunel, op. cit., p · texte numérisé non relu

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3. Patentes de mai 1630 (Archiv. de la Haute-Marne, D. 16, à la suite du procèsverbal de l'installation des Jésuites). |

corps de ladite ville presté consentement à iceluy avec toute modestie et alégresse, ayant les escoliers et autres assistants, en signe de resjouissance, crié Vive le Roy à plusieurs et diverses fois, ». La cloche du collège sonna à toute volée « pour advertir un chacun de-ladicte prise de possession », et aussitôt 11 y eut « grande affluence de notables habitans, ecclésiastiques, officiers de police et autres [personnes] de toute qualité ». Cette foule suivit le lieutenant civil et les Pères à la maison préceptoriale et au prieuré de Saint-Gengoulph; dans l’église elle chanta le Te Deum; « et il n’y.a eu aucune réclamation faicte où empeschement formé, aïns plusieurs grandes exclamations de joye, de Vive le Roy, réitérées par un long temps à diverses reprises! ».

A lire ce procès-verbal on a l'impression que l'opposition aux Jésuites avait été le fait d’une minorité : la foule les désirait, et maintenant exaucée elle manifeste bien haut sa sympathie.

D'après un contrat passé avec la ville, les Pères devaient enseiguer le latin et le grec dans les trois classes déjà existantes, et ils auraient les revenus, biens et bâtiments du collège. Le chapitre accorda la jouissance de la prébende préceptoriale, et la municipalité promit une rente de cent cinquante livres. Si le revenu total, y compris celui du Tronchoy, montait à deux mille quatre cents livres on ajouterait une quatrième classe, puis une cinquième pour une augmentation de mille livres*. Elles furent, de fait, instituées dans la suite, et en 1663 une donation particulière permit de fonder une classe de philosophie.

Se trouvant mal logés dans l’ancien collège, les Jésuites le vendirentet s'établirent dans une de ses dépendances, le prieuré de Saint-Gengoulph#, où ils firent quelques constructions. Mais ce local, situé à une extrémité de la ville, n’était guère favorable à l'exercice du ministère: aussi chercha-t-on bientôt à s’en débarrasser. En 1653 il fut acquis par les religieuses Visitandines, et l’on acheta dans le plus beau quartier de Langres une maison vulgairement appelée le Grand-Poville. C'est là que sera bâti, et restera désormais, le collège de la Compagnie de Jésus. Pour

1. Procès-verbal de l'installation, 28 mai 1630 (Archiv. de la Haute-Marne, D. 16). 2. Comptes rendus au Parlement, t. VI, p. 172-173. 3. Un sieur Cornefert légua à cette intention quatre mille cinq cents livres. (bidem.) 4. Le prieuré de Saint-Gengoulph avait été uni au collège en 1609, par conséquent avant l'introduction des Pères, mais en leur faveur, sous l’épiscopat de Charles d’Escars {Comptes rendus, p. 175).

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