‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 150 sur 308 · Du même au P. Mälescot, 24 février 1629 (Zbidern · texte numérisé non relu

Du même au P. Mälescot, 24 février 1629 (Zbidern

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L'exercice du culte ayant été rétabli à La Rochelle, les catholiques revinrent dans la ville en grand nombre, mais ils ne savaient à qui confier l’éducation de leurs enfants. Ils se plaignirent au roi de n’avoir pu « les rappeler jusqu’icy, pour n’avoir moven de les instruire ». « Les supplians, ajoutaient-ils, ont recours à Vostre Majesté, afin qu’il Luy plaise establir un collège, luy continuer le revenu ey-devant affecté pour ceux qui en avoient la charge, et le pourvoir de précepteurs qui, avec la doctrine, donnent les impressions d’une: vraye piété. » Puis, faisant allusion au brevet du 18 novembre 1628, ils réclamaient formellement les Pères Jésuites, « ayant désjà esprouvé en ville l'utilité de leurs travaux en l'instruction du peuple et conversion des âmes, et s’asseurant qu’à l’advenir leurs soins en l'éducation de la jeunesse seroient utiles à ceste province!. » Les supérieurs de la Compagnie?, Louis XIIT et Richelieu étaient trop d'accord sur ce point pour que les choses trainassent en longueur. Par lettres patentes du mois de décembre 1629, le roi « ayant agréé et receu avec plaisir l’advis » du cardinal ministre, donna aux Jésuites les bâtiments et les revenus de l’ancien collège et pourvut par une dotation de deux mille livres de rente annuelle à l’entretien des professeurs”*,

Deux mois plus tard, le 1% février 1630, les religieux de la Compagnie, abandonnant aux Récollets la maison Saint-Michel, se transportèrent au collège“. Le lendemain eut lieu l'inauguration solennelle des classes. Le gouverneur par intérim de la ville et de la province”, le chef de la magistrature de l’Aunis, les princi-

pales autorités civiles et militaires y assistaient. Le professeur

chargé du discours d'usage prit pour sujet « La Rénovation de La Rochelle ». C'était l’œuvre de l'avenir, et le nouveau collège devait y contribuer. Sous le premier Recteur, le P. du Tertre,

1. Requête des catholiques, 1629 (Aquitan., fund. coll., t. 1H, n. 95). >. Lettre du P. Général au P. Jean Suffren, 20 déc. 1629 (Francia, Epist. Gen., t. IV). Du même au P. Malescot, 20 déc. 1629 (Aquitan. Epist. Gen., t. I).

3. Patentes du roi, décembre 1629 (Aquitan., Fand. coll., t. IE, n: 96). Voir Bibl. de: La Rochelle, ms. 308, fol. 33-36. | 4. Arcère, Histoire de La Rochelle, t. IX, p. 509. Le collège de La Rochelle ayant été bâti sur un fond appartenant aux religieux de Saint-François, ceux-ci après le transfert des Jésuites, en revendiquèrent la possession, bien que le roi les eut indemnisés par le don de Saint-Michel. Les syndics de la ville soutinrent le droit des Jésuites et en 1635 un arrêt du Conseil termina le conflit en leur faveur. (Voir Arcère, tome II,

p. 520. Bibliothèque de La Rochelle, ms. 287, f. 1-3; — ins. 308, f. 37, 40, 41).

5. Le gouverneur de La Rochelle et du pays d’Aunis n'était plus Toiras (nommé en 1626, puis démissionnaire), et ce n’était pas encore Richelieu nommé le 42 décembre 1630. Nous ignorons quel fut l’intérimaire.

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