‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 173 sur 308 · IV. Paris, Bibliothèque de l’Institut, collection Godefroy · texte numérisé non relu

IV. Paris, Bibliothèque de l’Institut, collection Godefroy

Y. Bourges, Bibliothèque municipale, Journal de Lelarge.

Sources imprimées : Mémoires de Richelieu. — Avenel, Lettres du cardinal de Richelieu.

— Le Mercure françois. —.;Garasse, Récit au vray.… (dans Carayon, Doc. inédits, HI). — Cordara, Hisloriæ Soc. Jesu, P. IV. — Roverius, De vita Patris P. Cotoni. — Abram, Histoire de l'Université de Pont-à-Mousson. — Alegambe, Heroes et viclimae. — Nadasi,

Annus dierum memorabilium. — Méchin, Annales du collège royal Bourbon d'Aix. — Forier, Histoire, des Alpes-Maritimes, — Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus. — Niceron, Mémoires pour servir à l’histoire des hommes illustres. — De Leymont, Madame de Saint-Beuve. — Zeller, Le P. Paul de Barry. — Houssaye, M. de Bérulle et les Carmélites de France; Le cardinal de Bérulle et'le cardinal de Richelieu.— Chatellain, Le P. Denis Petau.— H. Brémond, Histoire du sentiment religieux en France. — Raynal, Histoire du Berry. — Vie de la R. Mère Chézara de Matel, par la Mère de Saint-Pierre, de Jésus. — Chossat, Les Jésuites et leurs œuvres à Avignon. — De Guilhermy, Ménologe de l'Assistance de France. — Em. de Broglie, Saint Vincent de Paul. —M. de Pomereuse, Chroniques de l’ordre des Ursulines.

1. À mesure que s’étendait le champ ouvert aux œuvres de la Compagnie, nous l'avons vue, pour faciliter ses travaux apostoliques, créer sous le nom de résidences certains domiciles dont ne

parle point l’Institut. Comme rien n’avait été réglé officiellement à

ce sujet, il fallait chaque fois recourir au P. Général, et la forme de ces établissements restait en quelque sorte indéterminée. En 1628

Le

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l’assemblée provinciale de Lyon demanda des éclaircissements au P. Vitellesch1. « Les Pères de la Congrégation, disait un des postulata, désirent savoir de Votre Paternité si les domiciles vulgairement appelés résidences, bien que ce nom ne se trouve pas dans les Constitutions, peuvent être établis avec des revenus et durer perpétuellement; en quoi ils diffèrent des collèges et des maisons professes; quelles règles enfin doivent présider à l’érection et à la conservation de ces établissements où résident un petit nombre des” Nôtres, spécialement appliqués à procurer le salut des âmes!. »

« Il y à deux sortes de résidences, répondit en substance le P. Général. Les unes sont considérées comme un commencement de collège parce qu’on a l'espérance de les transformer un jour en maisons d'enseignement, sans cela, elles ne pourraient avoir de revenus. Les autres sont membres des collèges dont elles dépendent : par exemple la résidence de Tusculum relativement au collège Romain, et la résidence de Pontoise relativement au collège de Clermont à Paris. Ces résidences, membres de collèges, peuvent être perpétuelles, maïs elles ne peuvent administrer les biens attribués pour elles à ces collèges. En dehors de ces deux catégories on ne saurait admettre de résidences avec des revenus; car d’après l’Institut, les collèges seuls et les maisons de probation peuvent en avoir. Quant au mode d’érection de ces domiciles stables, il dépend de plusieurs circonstances, d’abord des ressources qui sont offertes, mais surtout des fruits qu'ils sont destinés à produire?. »

Outre les résidences composées d’un certain nombre de Pères sous l'autorité d’un supérieur, la Compagnie établissait parfois des maisons de mission, dans lesquelles demeuraient temporairement ou pendant toute l’année un ou deux prêtres avec un compagnon. Ces maisons ne devaient pas avoir de revenus perpétuels; aussi le P. Vitelleschi blâma-t-il sévèrement certains abus qui s'étaient introduits sur ce point dans la province de Lyon; il protesta qu'il ne les aurait jamais permis si on l'avait consulté.

-Le P. Provincial recut l’ordre de résilier les contrats et de tout

ramener à la forme de l’Institut?.

Les maisons de mission et les résidences, de même que les collèges et les maisons professes, étaient autant de centres d’où rayonnaient de nombreux apôtres dont le P. Général ne cessait

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