‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 190 sur 308 · Relation déjà citée, p · texte numérisé non relu

Relation déjà citée, p

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Sainct-Laurens, de confesser ceux qui alloient à l’hospital et aux cabanes ; les mesmes visitoient tous les joue lés monastères des filles religieuses, partie pour dire la messe à celles qui n’avoient point de prestre, partie pour les consoler, et les assister !.»

Sept de ces héros de la charité, dont le P. Théophile Raynaud a conservé les noms, tombèrent victimes de l'épidémie. Nous citerons parmi cu le P. François Bouton, ancien missionnaire de Constantinople, où il avait soutfert une longue et dure captivité?. Sentant approcher sa dernière heure, il se traina au pied da lit d’un de ses compagnons, le P. Ignace Pompone, qui lui-même était au plus mal. Après lui avoir admininistré les derniers sacrements, 1l s'étendit à ses côtés en le priant de lui rendre le même service. Il alla peu après recevoir au ciel la récompense de ses travaux ?.

Ce fut également au mois d'août 1628 que la peste éclata dans la ville de Bourges. Plus de six mille habitants prirent la fuite. Le maire et les échevins ne désertèrent pas leur poste ; mais il ne resta qu'un seul conseiller au présidial, avec deux membres du clergé et un professeur de l’Université. Quatre religieux de la Compagnie et quatre Capucins furent presque seuls à confesser et à consoler les mourants. Deux des Jésuites, le P. Barace et son compagnon succombèrent; les deux autres survécurent. A la suite des prières publiques ordonnées par le maire et d’un vœu fait à Notre-Dame de Liesse, la maladie disparut complètement au mois de décembre : elle avait fait près de cinq mille victimes.

La même année mourut à Rennes au service des pestiférés le Frère scolastique Claude Roussel. Pour obtenir de son supérieur la faveur de les secourir, il s'était engagé par vœu à plusieurs pratiques de dévotion en l'honneur de la Très Sainte Vierge. Sa demande ayant été exaucée, il prodigua aux malades du hôpital les plus tendres soins pendant quatre jours, après lesquels, terrassé par l'épidémie, il expira plein de joie, à peine àgé de vingt-huit ans ?.

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