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TRAVAUX APOSTOLIQUES ET SCIENTIFIQUES. Seti
‘9. Un livre publié par le:P. Jean Grillot et:intitulé Lyon af fligé :de contagion, ou Narré de ce qui s’est passé de plus mémorable en ceste ville depuis le mois d'aoust 1098 jusques au-mois d'octobre ‘16291, nous amène à parler des victimes queila Gompagnie de Jésus fournit au fléau qui de 1628 à 1630 ravagea le centre et le midi de [a France. Dans cet espace de trois ans, la seule province de Lyon donna au ciel une glorieuse DER de quatre-vingts martyrs dela charité ?
«L’indignation: divine, lisons-nous diet relation contemporaine, s’est fait; puissamment ressentir avec des effets prodigieux'en ce royaume de France, cette année 1628, et singulièremeñt en la ville de: Lyon, laquelle a-expérimenté aux despens de la vie de plus de-soixante mille: personnes, combien Dieu est terrible en la vengeance qu’il prend de nos péchez ?.» On sattribuait généralement la contagion au passage: des troupes conduites en Piémont: par lemarquis d’Uxelles. Le 8 août quelques cas de peste furent signalés à La: Guillotière ; dans Les premiers jours de septembre le fléau régnait:sur toute la ville. Les châteaux: de la noblesse voisine (les pittoresques maisons: de campagne où:la bourgeoisie ‘avait cru lui échapper, les villages si-salubres qui couronnent les coteaux du Lyonnais furent visités comme les vieilles et'étroites rues de la cité 4 3
Tous ceux quiavaient pu one un: asile au dehors, s'étaient enfuis! Les Pères Capucins, Récollets, Minimes, Carmes, se: partasèrent les quartiers de laiville et-les hôpitaux pour sassiter les malades. « Les religieux de la Compagnie se mêlèrent à tous ces bons Pères pour enfler leur trouppe-et prendre part à leur:honorable exercice. Pour furieux:qu’aye: esté le mal onu’a jamais interrompu ès églises des Jésuites les exercices ordinaires de ceste Compagnie, mesmement des sermons les jours-de.dimanche et de feste, et les tribunaux estoient toujours remplis de dix ou douze confesseurs qui recevoient tous ceux qui S'y présentoient. Davantage |les supérieurs et pères anciens ne faisoient nulle difficulté d’aller au Bruteau, d'entendre du rempart les malades, de faire des sermons et exhortations en la cour de