RNCS ET PS D D TARA L A7 DT
Leur ra
torieux du mal et plus glorieux [encore] des ses bonnes œuvres. » Le F. Philippe Le Fort, coadjuteur de la résidence de Marseille, fut aussi respecté du fléau bien qu'il l'affrontat toujours avec une rare intrépidité!. He
Vienne en Dauphiné fut témoin de l’héroïque dévouement du P. Pierre Richard. Depuis longtemps déjà il avait fait l'apprentissage de la charité envers les pauvres et les malades de la ville qu’il ne cessait de visiter. Quand la peste s'abattit sur eux, celui qu'ils n’appelaient plus autrement que leur père s ’employa généreusement à les secourir et perdit la vie dans l’'aceomplissement de son périlleux ministère. Tous le pleurèrent, et les consuls de Vienne, louant. bien haut son zèle, promirent au P. Général de reporter sur le collège le témoignag de leur reconnaissance?.
En l'année 1630 le fléau sévissait encore dans le midi de la France, et le dévouement des Jésuites ne se ralentissait point. Parmi les nouvelles victimes, nous nommerons tout d’abord le P. Louis Bouillet, missionnaire à Montélimar depuis plusieurs années. A on de la peste, il confia le soin des villages à son compagnon et se chargea seul de la ville, d'où s'étaient enfuis tous ceux qui auraient pu la soulager. Chaque jour, après la célébration du saint sacrifice, il parcourait les rues, le crucifix à la main, baptisant Les nantes administrant les morts, mendiant pour les religieuses cloitrées, relevant par ses paroles et son exemple la population abattue. Mais tant de fatigues et la violence de l'épidémie vinrent à bout de sa vaillance. Quand il tomba, la ville entière « parut frappée en sa personne ». IL expira le 16 ne. en pressant sur sa poitrine le crucifix qui l'avait soutenu dans tous les combats?.
Avec la peste, la famine avait visité la ville de Chambéry, et ces deux fléaux entraïînaïent à leur suite des misères sans nombre. Le P. Louis de Serres, recteur du collège, se multiplia pour venir en aide à tant d’infortunes. Grâce aux aumônes recueillies de porte en porte, il fit distribuer durant six mois des secours à six cents pauvres. Confiant dans la Providence, il avait donné l’ordre de ne rien refuser à personne.
k Soullier, Les Jésuites à Marseille, p. 12.
. Lettre des consuls au P. Général, 28 janvier 1630 (Lugdun., Epist. ad Gen., n. 1 — Lettres du P. Assistant et du P. Général aux consuls, 19 et 30 avril 1630 (Archiv. comm. de Vienne, GG. 56). Cf Cordara, L. XIV, n. 114. — Alegambe, p. 279 — Ménologe, t: II, p. 279.
3. Cordara, 1. XIV, n. 120. — Alegambe, p. 284. — Ménologe, t. 1, p. 253.