VI AVANT-PROPOS
Richelieu sut rendre justice à des hommes non moins zélés pour le bien du pays que pour celui de la religion. Puis, nous devons l'avouer à la louange de Louis XIII, jamais cé prince surnommé le Juste, et très capable à l’occasion d'imposer sa volonté, n'aurait permis une offense grave ni un dommage sérieux à l'encontre d’une société religieuse qu'il aimait fort, qu'il défendit efficacement, qu’il combla de bienfaits et de témoignages d'affection. Au souverain, bien plus encore qu'au ministre, la Compagnie de Jésus doit se proclamer redevable du succès des œuvres entreprises en ce temps-là par ses enfants : une trentaine de fondations nouvelles; le progrès des établissements antérieurs; le développement des travaux apostoliques à l’intérieur du royaume ; l'accroissement des missions du Canada, de - Constantinople et du Levant, l'influence spirituelle sur les milieux les plus divers, sur la cour, la noblesse, le clergé, les autres ordres religieux: l’avancement des hautes études et de l’enseignement secondaire; et un certain renom de gloire acquis à la France par des Jésuites français dans le domaine des sciences, de l’érudition, des lettres et des arts.
Nous serons obligés, vu l'abondance des matières, de donner
deux tomes portant le même sous-titre. À la fin du tome V,
avec la mort de Louis XIII, s’achèvera la tâche qui nous était
assignée. Un autre publiera les volumes suivants déjà en préparation.
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