Ibidem, II
4. Relation du voyage fait par le capitaine Daniel citée par Parkman, p. 388.— Calen-
dar of State papers, colonial 1574-1660, p. 105.
Pont parvinrent à gagner le rivage!. Quelques jours après, le P. de Vieux-Pont rejoignit le P. Vimont au Grand-Cybou pour travailler avec lui à l’évangélisation des indigènes ?, Le P. Lalemant recueilli par des pêcheurs basques fut conduit à Saint- Sébastien, où il aborda, après un second naufrage 5.
9. Tandis que notre flottille marchande était ainsi anéantie ou dispersée, Champlain et les habitants de Québec, privés de tout secours, se voyaient menacés de la plus cruelle famine. Étant parvenu à construire une barque de dix à onze tonneaux, le gouverneur chargea son beau-frère, Boullé, d’aller à Gaspé, sur le golfe Saint-Laurent, où chaque année se rendaient des vaisseaux français pour la pêche.de la morue ; s’il n’en trouvait aucun, il devait faire voile jnsqu’en France pour renseigner, sur la triste situation de la colonie, le roi, le cardinal de Richelieu et les associés de la compagnie. Boullé fut capturé avec son équipage par les frères Kerth qui, à force de questionner les prisonniers, connurent l’état désespéré du fort et de /’habitation#.
On était au mois de juillet. Champlain de plus en plus inquiet, et craignant un coup de main de la part des Anglais, avait fait venir les missionnaires des Hurons afin qu’ils ne restassent pas sans secours au milieu des sauvages. Bientôt on apprend que des vaisseaux anglais ont été aperçus derrière la pointe Lévis, à trois milles de Québec. Aussitôt le gouverneur convoque les Jésuites, les Récollets et les principaux colons, afin de prendre leur avis. Tous conviennent que la résistance est impossible : il faut obtenir de l'ennemi les conditions les plus avantageuses. Peu après ce conciliabule, une chaloupe anglaise s’avance au milieu de la rade, s'arrête et déploie un pavillon blanc ; on répond en arborant un drapeau de même couleur. La chaloupe s'approche alors de terre et l'officier qui la commande, présente au gouverneur une lettre dans laquelle les deux frères Louis et Thomas Kertk déclaraient connaître le déplorable état de la colonie, demandaient la remise du fort entre leurs mains et promettaient une « composition honnête et raisonnable® ».
Champlain proposa lui-même les articles de la capitulation.