‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 216 sur 308 · Creuxius, L. I, p · texte numérisé non relu

Creuxius, L. I, p

4. Ferland, I, 231, 232. — De Charlevoix, op. cit., t. I, p. 168.

5. Voyages de Champlain, t. IT, p. 262, 263. — Creuxius, L L, p. 26, 27.— Ferland, 1,258.

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« 1° Avant toutes choses, Messieurs Kertk montreroient la commission du Roy de li Grande-Bretagne. — 2° ils lui fourniroient un vaisseau pour passer en France avec tous les Français sans en excepter un seul. — 3° Les gens de guerre sortiroient avec leurs armes et tous les effets qu’ils pourroient emporter. Et enfin il ne seroit fait aucune insulte ni violence à personne". » Louis Kertk prornit que son frère David resté à Tadoussaé, produirait la com

mission derandée et qu’on assurerait à tous le passage en France. En outre, les officiers au service de la compagnie sortiraient avec armes et bagages; les soldats garderaient leurs armes, leurs habits et une robe de castor; les religieux, leurs robes et leurs livres. Tout le reste demeurerait dans la place?.

10, La capitulation fut signée le 19 juillet 1629. Le lendemain, Louis Kertk prit possession du fort, de l'habitation, du couvent des Récollets et de la résidence de Notre-Dame-des-Anges. On assure, dit le P. de Charlevoix, qu'avant la prise de Québec, David Kertk avait recu des avis certains de l’accord survenu le > avril entre le roi de France et le roi d'Angleterre, mais qu'il feignit de l’ignorer. « Il avoit fait de grandes dépenses pour son armement et-il s'était flatté de trouver dans la Nouvelle-France beaucoup plus qu’il ne falloit pour l’en dé dommager. Il fut fort étonné de voir qu'il n’étoit le maïtre que d’un rocher habité par une centaine de personnes, épuisées par une longue famine et à qui il falloit commencer par donner du pain: d'un magasin où il n’y avoit que des peaux en petite quantité; de quelques maisons

mal bâties et encore plus mal meublées. Ainsi tout le: fruit de sa

mauvaise foi fut de s'être ruiné. » Il n'eut pas même, Comme nous le dirons plus tard, la consolation d’avoir travaillé pour le prince qu'il servait ?.

Voici, d’après un recu délivré par Louis Kertk à Champlain tout ce qui se trouvait dans le fort : 7 canons, 7 pierriers, 51 boulets, 40 livres de poudre, 30 livres de mèches, 15 mousquets, # arquebnses, 10 hallebardes, 12 piques, 5 à 6 milliers de plomb, 52 armures, 2 pétards de fonte verte, une vieille tente et quelques ustensiles de ménage Le

1. De Charlevoix, I, p. 168. — Calendar, p. 98. — Voyages de Champlain, t. IT, p. 262, 263.

>. Calendar, p. 99. — Creuxius, p. 27, 28.

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