Cf. Fagniez, op. cût., 1. 1, p
4. Lettre de Spada au card. secrétaire d'Etat, 23 oct. 1625 (Archiv. Vat., Nunz. di Francia, vol. LXIV, f. 379-392).
5. Mysteria politica, hoc est Epistolæ arcanæ virorum illustrium sibi mutuo confidentium lectu et consideratione dignæ (Anvers, 1695). Voir l'analyse de ce libelle dans Le Mercure Jésuile, t. T, p. 775-779 &
bliciste tout dévoué à la maison d'Autriche, dont il soutenaït la cause contre la Franee. Il reprochaït à Richelieu la conclusion du mariage anglais, et le rendaït responsable des malheurs que pourrait entrainer l'alliance d’une princesse catholique avec un prince protestant. Il montrait à Louis XII que prendre les armes pour rétablir l'électeur palatin, gendre de Jacques I, dépossédé de ses États par le due de Bavière, seraït manquer à sa conscience et au bien de son peuplef. |
Tout le monde était convaineu que les Mystères politiques avaient été écrits en Allemagne, mais personne n’en connaissait le véritable auteur. Les ennemis de la Compagnie, espérant faire retomber sur les Jésuites français la mauvaise humeur de Richelieu, attribuèrent cet ouvrage au P. Jacques Keller, recteur du collège de Munich, qui possédait toute la confiance de l’électeur de Bavière. Les explications du P. Coton:et du P. Suffren semblèrent dissiper tous les souwpcons du cardinal ministre.
Le second libelle, intitulé Admonitio ad Regem, traïtait le même sujet que le précédent, mais seulement du point de vue théologique. D’après le titre complet de l’ouvrage, on y démontrait brièvement mais vigoureusement, breviter et nervosé, que la France s'était couverte de honte et de déshonneur*. « Le dedans du livre, déclare Richelieu dans ses Mémoires, étoit conforme à Ja fausse et calomnieuse inscription; on y déduisoit au long, avec un style envenimé, qu'assister les Hollandais eontre l'Espagne, le Palatin contre Bavière, Savoie contre Gênes, Venise contre la Valteline, étoit faire la guerre directement contre les catholiques, violant tout droit divin et humain. L'auteur, parmi‘son discours, mêloit des injures atroces contre le cardinal qu'il appeloït le bouté-feu de cette guerre, le promoteur du mariage d'Angleterre et l’auteur de la dernière ligue avec les protestants et autres mauvais catholiques #. »
Une telle appréciation se conçoit sous la plume de Richelieu, encore tout ému des attaques dont il avait été l’objet. Toutefois