‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 220 sur 308 · Probablement le fr. Jean Diron · texte numérisé non relu

Probablement le fr. Jean Diron

3. Lettre du roi à M. de Césy, 24 février 1624 (Bibl. nat., ms. fr., 16156, f, 411).

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en grec vulgaire, dans la nef de l’église transformée pour la circonstance. Galata n’était pas habitué à pareil spectacle : ce fut tout un événement. « Le sujet de cette action, écrivait le P. d’Aurillac, à été comme saint Jean Chrisostome, aagé seulement de neuf à dix ans, se convertit de l’idolâtrie et paganisme à la foy de Jésus-Christ, et comme après estre converti en ce même bas aage, il convertit son père, sa mère et sa sœur... Le jour désigné à telle représentation fut le jour même de la feste de saint Jean Chrisostome, non selon l'Église latine mais selon l’Église grecque. Il y eust si grand concours, principalement des Grecs, que si l’église eust esté une fois plus grande de ce qu’elle est, il n’y eust peu demeurer. Entre autres, 1l y eust deux ambassadeurs.

à scavoir M. l'ambassadeur de France et celuy de Flandre ou d’Hollande, qui louèrent extrèmement les acteurs et l’action, et en sortirent fort contens et satisfaits. Elle se représenta pour la seconde fois deux ou trois jours après, où vint M. l'ambassadeur d'Allemagne, et l’église fut encore pleine pour cette seconde fois. »

Pareille solennité littéraire n'était pas un simple divertissement; elle avait pour but, comme l'indique le P. d’Aurillac, d'honorer le glorieux évêque en faisant connaïtre sa vie et ses vertus. Ce « dialogue », Hu éloquent qu’un sermon, entraina plusieurs conversions. « Vos Révérences, disait es jours après un des principaux : Francs? de cu ont trouvé le moyen de gaigner Les cœurs des Grecs par ces selon publiques, parlant en leur langue et louant leurs saints, et s’accommodant encore

en la célébration de leurs festes..… et leur tesmoignant que nous

ne sommes pas tant aliénés de leur Église 3. »

On avait beaucoup remarqué l'absence du patriarche grec, Cyrille. Bien qu'il eût exprimé le désir d'assister à la représentation, notre ambassadeur, M. de Césy, avait répondu qu’il ne l'aurait pas pour agréable, et personne ne fut étonné de ce refus.

2. Cyrille Lucar, né en 1572 “ie l'ile de Candie, avait étuaik à Venise et à Padoue. IL visita ensuite l'alleinigne où il se lia avec les théologiens protestants dont il adopta l'esprit

1. Lettre du P. d’Aurillac au P. Général, 17 juillet 1624 (Missio Constantinopolitana, VIII, n. 29).

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