‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 234 sur 308 · CRE · texte numérisé non relu

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M. Des Hayes, lors de son passage à Constantinople en 1621, s'était entretenu avec lui de la marche à suivre pour propager la foi dans l'Orient. Ayant constaté qu’en bien des endroits les consuls français étaient privés de tout secours spirituel, il aurait voulu qu'ils suppliassent le roi de leur envoyer quelques Pères de la Compagnie : on eût ainsi ouvert la voie à la prédication évangélique non seulement dans les villes où se trouvaient des consuls, mais dans tout le reste de l'empire turc. Au retour de son voyage, il passa par Rome ! et remit au P. Vitelleschi un mémorial dans lequel il exposait ses vues. Le P. Général les approuva et s'empressa de le faire savoir à Louis XIII. ;

«Sire, un gentilhomme venu de Constantinople, à qui jé éonfie cette lettre, m'a raconté tout le bien que la Compagnie pourrait faire dans ces contrées pour le service de Dieu; en sorte que je me vois obligé de représenter au zèle si vif de Vostre Majesté, par l'intermédiaire de ce même gentilhomme, les besoins Spirituels de ces pauvres peuples. Si elle juge que la Compagnie puisse coopérer à l'accomplissement de ses saints désirs.je la supplie avec la plus respectueuse affection d’en disposer avec pleine liberté et entière autorité, comme elle sait qu'elle peut en user. Et nous tous, ses très obligés et très fidèles serviteurs, nous obéirons au moindre signe de Vostre Majesté, à laquelle j'offre en finissant mes plus humbles hommages ?. »

Quand M. Des Hayes présenta cette lettre au, roi, il plaida la cause des consuls avec tant d’éloquence, que. Louis XIIT n’hésita point à donner l’ordre suivant à M. de Césy : « Voulant favoriser autantque je le pourray l’establissement de la religion chrestienne ès provinces de Levant, je désire que vous vous emplovez de tout votre pouvoir pour obtenir du Grand Seigneur une permission générale aux Pères Jésuites de prescher librement et publiquement, dire la messe, confesser, administrer les saints sacrements et faire Les autres offices propres à cette Compagnie, par toutes les terres de son obéissance où il v à des consuls establis pour la nation françoise, tout ainsy qu'ils font en Péra, sans qu'ils y puissent estre empeschés en aucune sorte que ce soit. Vous ferez en: cela un œuvre méritoire et duquel je vous scauray SEE,»

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