Ibidem. Cf, Rodocanachi, p
Les habitants réunis en assemblée générale sous la présidence du maire Guitton nommèrent six députés, chargés de porter au roi les articles qu’ils avaient acceptés ; et le samedi 28 « tout ce traitté fut conclus et signé à la minuit! ».
Les ministres calvinistes reconnaissaient que la divine Providence avait combattu contre les Rochelois en faveur du roi. « Ce jour-là mesme le P. Hilaire (Martin) s’en allant pour faire quelque visite rencontra le ministre Vincent, lequel luy dit que Dieu estoit Papalin ceste année et que la superbe des Rochelois les avoit perdus, et qu’ils remarquoient trois miracles en faveur du Roy : 1° Que la peste, estant par toute la France, n’avoit point esté au camp, quoique plusieurs quittans leurs maisons empestées vinssent trafiquer en l’armée. — 2° Que les marées hautes et orages, quirégnoient ordinairement. en la pleine lune de septembre, avoiont esté retenus ceste année et que jamais on n’avoit veu tel calme en telle saison. — 3° Que quand l’Anglois voulust faire la troisiesme attaque, le général feist demander qui d’entre eux vouloit s'offriramourir-ou-passer en despit de la digue, s’offrirent huit cents François (calvinistes) et quatre cents our auxquelz on feist faire ‘la .cène et.jurer sur les Évangiles, et prit-on leurs noms, et furent appelés les Dévouez. Ausquels, le lendemain, devant: que d'aller -au combat, on leur demanda derechef s ils persistoient ; direntqu’ouy. La marée venue on les mit à l'avant-garde et le ministre Vincent à la teste, lequel dit au P. Hilaire Martin que quand il fust arrivé à la portée du canon du Roy, une fraieur le saisit ettous les Dévouez, tellement quil leur fust force de se retirer? — 4° Un quatrième miracle et particulière Providence de Dieu sur le Roy et son armée... est que; quoique les tempestes passées n'aient pu faire jamais aucune ouverture bastante (suffisante) à la digue pour faire passer les vaisseaux, deux jours après que le roy y est entré, moindre tempeste a rompu la digue en quelques endfoits si que librement les vaisseaux y pouvoient entrer... Deus imperavit ventis et mari, et à toutes les créatures qui pouvoient l'empescher*. »
Le dimanche 29 octobre, pendant que les maréchaux de camp entraient dans La Rochelle « pour disposer les logemens et assigner les quartiers de Ja ville aux capitaines », douze des principaux habitants vinrent «trouver le Roy, luy demander pardon, conduits