‹ Histoire de la Compagnie de J©♭sus en France (volume 2)Chapitre 254 sur 308 · TU · texte numérisé non relu

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Souverain Pontife, de son côté, manifesta une profonde satisfaction, mais il ne voulut « faire aucune démonstration publique qu'il n'eût receu la lettre du Roy! ». Le 18 décembre seulement, ‘ordonna une cérémonie d'actions de grâces. « Il alla processionnellement à pied depuis les Augustins jusques à Saint-Louys'avec toute la comitive des Cardinaulx. En entrant fut chantéle Te Deum. Le Te Deum fini, le Pape dit la messe où estoient les ambassadeurs de France, de Venise et de Savoie, et tous les Cardinaulx. À Ja fin de la messe fut publiée indulgence plénière, ce jour-là, à ceux qui visiteroient les églises de Saint-Louys et des Augustins?. » :

Mais ce fut en France surtout que la chute de La Rochelle, ce boulevard du calvinisme, combla de joie les catholiques. Prédicateurs, poètes, auteurs célébrèrent à l’envi la.victoire du roi et la défaite des huguenots. Les Jésuites ne furent pas les derniers à prendre part à ces manifestations. Les Pères du collège de Clermont « aians esté priez » par le conseil de ville, « de faire quelques belles inscriptions pour l'entrée du Roy à Paris, le Recteur de l'Université et autres » en furent jaloux; ils allèrent se plaindre et dire « que ce leur estoit faire une injure, comme s'il n’y avoit point d'autres qui peussent faire ces choses-là que les Jésuites; mais il leur fust respondu par Messieurs de la ville qu'il leur estoit libre de se servir de qui bon leur sembloit, comme aussi à eux de faire ce qui bon leur sembleroit et qu'ils en serotent très contens * ».

Les élèves et les maîtres du collège de Clermont s’associèrent, dans l'intérieur du collège, à la joie de la capitale, et célébrèrent par des poèmes de tout genre qui sont parvenus jusqu'à nous, le brillant triomphe de Louis XIII*, A cette occasion le P. Jean Canaye, professeur d'humanités, prononca un éloge du roi’, «dans la manière vive et brillante de Pline », belle harangue et digne, avec l'ode vraiment pindarique de Malherbe, d'être remarquée au milieu de tant d'autres ouvrages composés pour la même circonstance, et d’une valeur contestablef.

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